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Avant le SPACE 2022 (13-15 septembre) : la souveraineté alimentaire et l’agroécologie, priorités de la Région

Pour ses 35 ans, le SPACE va réunir le monde agricole dans un contexte inédit, après les chaleurs records de cet été et l’absence de pluies qui ont pesé sur de nombreuses filières de production. À la veille de ce rendez-vous international où le climat occupera le devant de la scène, le Président de Région a fait le point, ce jeudi, sur les grands dossiers du moment et les enjeux de ces prochains mois. « Le renouvellement des générations reste la priorité pour défendre notre modèle de polyculture-élevage et garantir notre souveraineté alimentaire », a rappelé Loïg Chesnais-Girard qui a annoncé un coup de pouce exceptionnel de 12 millions d’euros.

Les agriculteurs abordent la rentrée dans l’incertitude, à l’issue d’un été marqué par une canicule historique. qui a fragilisé de nombreuses productions et risque de peser sur le revenu des agriculteurs.

Crédit photo : Région Bretagne – Le Président Chesnais-Girard au côté d’Arnaud Lécuyer, VP à l’agriculture, l’agroalimentaire et l’alimentation

Dans ce contexte, Loïg Chesnais-Girard et son Vice-président en charge de l’agriculture, Arnaud Lécuyer, souhaitent faire un geste fort envers les exploitants engagés dans les transitions : la Région va verser une aide exceptionnelle aux agriculteurs qu’elle accompagne habituellement via des crédits européens (FEADER).

La Région se bat pour la bio

Alors que les aides au Maintien en Agriculture Biologique (MAB) devaient disparaître l’an prochain, la Région a obtenu de l’État de pouvoir aider les agriculteurs une année supplémentaire. La collectivité avait déjà choisi de s’impliquer dans ce dispositif qu’elle cofinance avec l’UE depuis 2018.

En 2023, elle continuera donc d’aider les agriculteurs, de plus en plus nombreux à se convertir à la bio, à pérenniser leur production dans ce système, grâce à une enveloppe spéciale de 5 M€.

Un arrêté pour répondre à l’urgence

Autorité de gestion de ces fonds finançant, entre autres, les Mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC). Le Président de Région prendra un arrêté de reconnaissance de cas de force majeure afin de prendre en compte l’impact de la sécheresse et permettre le versement des aides prévues.

En visite dans les monts d’Arrée, fin juillet, après les incendies qui ont ravagé 2 000 hectares de terres, Loïg Chesnais-Girard avait déjà annoncé vouloir activer la clause de force majeure pour payer sans délai les aides MAEC aux agriculteurs locaux ayant perdu des prairies ou des terrains de fauchage de landes.

Dans cette lignée, un bonus exceptionnel de 50 €/ ha sera accordé aux souscripteurs de MAEC pour 2022, soit un investissement supplémentaire de 7 M€ pour cette dernière année de l’actuelle PAC.

La Région renforce également son aide à l’investissement pour 2022/2023 avec 3 M€ de plus pour la modernisation ou l’acquisition d’équipements rendant les exploitations plus performantes sur les plans économique et environnemental.

La Région, championne des aides en faveur des transitions

Lors de la programmation qui s’achève au 31 décembre, la Bretagne a déjà démontré son volontarisme en mobilisant près de 300 M€ de crédits FEADER sur des mesures agroécologiques, impliquant désormais une exploitation bretonne sur cinq.

In fine, l’objectif poursuivi, sous l’impulsion de Loïg Chesnais-Girard, est de continuer à promouvoir le « bien-manger pour tous », permettant de conjuguer les enjeux de souveraineté alimentaire et de revenus pour les agriculteurs.

Dans un contexte de tension sur l’énergie et l’accès à l’eau, la Région travaillera aussi, dans les prochains mois, à porter des solutions en la matière. Elle finance déjà des dispositifs de gestion quantitative de l’eau à petite échelle (acquisition de matériels de mesure, de traitement ou de recyclage, ou à travers des MAEC qui favorisent les économies d’eau).

Retrouvez ci-dessous le dossier de presse complet.

En pratique

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