Après les intempéries et les crues sur le bassin fluvial breton : la Région se mobilise pour réparer les dégâts et rendre à nouveau accessibles les chemins de halage
3 March 2026
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Les épisodes de crues de janvier et février ont engendré des dommages importants le long des cours d’eau bretons. Les rives de l’Oust, de la Vilaine, du Blavet, de la Rance et de l’Aulne en portent les lourds stigmates : berges affaissées, revêtements des chemins dégradés, arbres fragilisés, voire déracinés… Après avoir procédé, du 23 au 27 février, à une inspection complète des ouvrages et infrastructures ainsi qu’au signalement des dangers, la Région Bretagne, propriétaire et exploitante du domaine public fluvial, a réouvert les chemins de halage. En présence du maire de Peillac, Anne Gallo, vice-présidente en charge des canaux, a fait le point mardi sur l’évaluation des dégâts (près de 1 M€) et sur les travaux de remise en état qui s’étaleront jusqu’au mois de mai.
Avant toute chose, la Région appelle les usagers à la plus grande vigilance dans les jours et semaines à venir, afin de prévenir, notamment, les risques de chute.
Les 200 agents de la Région (direction des Canaux), mobilisés depuis de longues semaines, restent à pied d’œuvre pour sécuriser et remettre en état les berges et le halage.
L’oust particulièrement touché
L’Oust a été le cours d’eau breton le plus durement touché par les inondations, en particulier sur le secteur de Malestroit. (225 000 € de dommages).
Dégâts importants également sur l’Aulne (217 000 €) qui s’expliquent par l’état vieillissant des chemins de halage.
Sur la Rance, les reprises de berges à venir sont importantes, car déjà vulnérables. Des remises en état seront nécessaires aussi sur les revêtements, majoritairement en sablé/stabilisé, et donc plus fragiles que le bicouche ou l’enrobé (215 000€ de travaux).
Les reprises de 2025 ont tenu
Le premier chiffrage des dégâts s’élève donc à 904 000 €, dont 702 000 € seront consacrés aux opérations de revêtements des chemins de halage.
Le montant des dégâts est toutefois largement inférieur à celui des crues de janvier 2025 qui s’était élevé à 2,7 M€.
Globalement, les reprises en revêtement de l’an dernier ont tenu, excepté dans les zones où il y a eu des effets de «cisaillement» (confluence avec des ruisseaux) ou des phénomènes «abrasifs» (débits accélérés sous les ponts, par exemple).
Bien évidemment, d’autres atteintes aux berges peuvent encore être découvertes au gré de la lente décrue.
A noter, enfin, qu’aucune maison éclusière n’a été inondée cette année.
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