S’adapter au changement climatique

Crédit photo : Bernard Galeron

En Bretagne, les arbres jouent un rôle essentiel pour préserver l’équilibre des écosystèmes et accompagner les transitions écologiques. En captant le carbone présent dans l’atmosphère, ils contribuent à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Chaque année, les forêts bretonnes séquestrent près de 9 % des émissions régionales. Mais leur contribution ne s’arrête pas là.

À l’échelle locale, les arbres limitent la force des vents, rafraîchissent l’air ambiant et régulent le cycle de l’eau. Leurs racines stabilisent les sols et filtrent les polluants, participant notamment à la qualité de l’eau dans les zones sensibles, comme les bassins algues vertes. En milieu urbain, ils atténuent les îlots de chaleur, améliorent la qualité de l’air et embellissent les paysages. Ils constituent aussi un habitat pour une biodiversité riche, tout en offrant de l’ombre et un abri naturel pour les troupeaux en période de fortes chaleurs.

Une ressource locale pour une énergie renouvelable

Le bois constitue également un levier important pour la transition énergétique. En Bretagne, le bois énergie représente près de 45 % de la production d’énergies renouvelables, grâce à l’utilisation de bûches, plaquettes, granulés ou connexes de scierie dans plus de 550 chaufferies collectives, industrielles ou à travers un usage domestique. Ce bois, souvent produit à moins de 100 km du lieu de consommation, permet de substituer les énergies fossiles par une ressource locale et renouvelable, tout en valorisant les sous-produits de la filière bois.

Un patrimoine naturel exposé aux effets du changement climatique

Mais si l’arbre est un acteur clé de l’atténuation du changement climatique, il est aussi vulnérable. En Bretagne, la répétition des sécheresses estivales, l’intensification des tempêtes, les canicules ou encore les attaques de ravageurs fragilisent les forêts et provoquent un dépérissement de certaines essences, notamment en limite de leur zone naturelle de répartition.

À l’horizon 2060, le nombre de jours favorables aux incendies de forêt pourrait doubler, en particulier dans l’est de la région, plus sensible à l’assèchement des sols. Pour faire face, il est indispensable d’accompagner l’adaptation des forêts bretonnes, ce qui passe notamment par le choix d’essences locales plus résilientes, adaptées aux conditions climatiques actuelles et futures.