L’eau en Bretagne : une ressource précieuse à protéger collectivement
3 novembre 2026
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Un été rythmé par les vagues de chaleur et la sécheresse qui perdure, des filières agricoles bretonnes fragilisées, des entreprises à l’arrêt et une inquiétude grandissante sur l’accès à la ressource en eau : c’est dans ce contexte que se tient ce mardi la session plénière de l’Assemblée Bretonne de l’Eau (ABE). Créée en 2021 et animée depuis par la Région Bretagne, elle a pour vocation d’être un « parlement local de l’eau » où tous les acteurs du secteur se rencontrent, débattent et imaginent des solutions pour l’avenir de l’eau en Bretagne. Un outil précieux, sans équivalent en France, alors que le changement climatique et la question de l’eau sont au cœur des préoccupations des citoyens.
L’eau doit être le grand projet collectif de demain.
C’est avec ces paroles que le Président de la Région Bretagne aborde la nouvelle session plénière de l’ABE. Face à des épisodes climatiques qui se répètent et s’intensifient, 2026 ne peut pas être considérée comme une année exceptionnelle : « Nous devons nous organiser maintenant pour pouvoir mieux gérer la rareté et accélérer la reconquête de la qualité de notre eau. C’est une exigence pour répondre aux besoins des Bretonnes et des Bretons et c’est surtout indispensable pour les générations futures« .
Touchée par la sécheresse cet été, qui se prolonge malheureusement cet automne en l’absence de précipitations suffisantes, la Bretagne vit un épisode de stress hydrique important. « Notre région ne peut pas compter sur de grandes nappes phréatiques, du fait de sa géologie. Elle puise 3/4 de son eau potable dans ses eaux de surface, bien plus vulnérables aux effets du changement climatique. Nous devons donc apprendre à vivre sous contrainte », précise Loïg Chesnais-Girard, qui poursuit : « notre meilleure réponse, c’est le stockage de l’eau dans les milieux naturels« .
QUEL PARTAGE DES USAGES ?
L’agriculture, l’industrie, le tourisme, la consommation des ménages… : la question du partage des usages s’impose comme une des grandes problématiques des années à venir. « Notre ressource est précieuse, nous devons encourager tous les systèmes plus économes, plus vertueux, plus durables ». Pour le Président de Région, « l’eau est au cœur de notre économie, bien sûr, mais aussi de notre vivre ensemble, c’est un bien commun essentiel. Cela impose une gestion démocratique, concertée et partagée, en Bretagne peut-être plus qu’ailleurs. « La Région Bretagne a d’ailleurs lancé avant l’été une vaste campagne de communication sur le sujet, pour sensibiliser les citoyens aux économies d’eau et aux pratiques de sobriété (en moyenne, 125 l d’eau sont consommés par personne et par jour en Bretagne).
EAU ET CLIMAT, PRIORITÉ IMMÉDIATE
« Nous regardons la réalité en face : les épisodes de cet été ne seront plus des exceptions à l’avenir. Nous devons garder une Bretagne « éponge ». Cela passe par des sols capables de retenir l’eau, par les arbres, le bocage, par des pratiques moins consommatrices d’eau. Et lorsque c’est nécessaire, par des solutions de stockage adaptées aux territoires et aux besoins », affirme Loïg Chesnais-Girard. D’où l’importance de renforcer l’ABE, défendue par le Président de Région.
La démocratie locale de l’eau est notre chance, pour débattre pacifiquement de ces problématiques. C’est pourquoi il faut aller plus loin : la prochaine étape est de donner plus de force, plus de prérogatives à cet outil collectif. Nous devons aller vers un acte II de notre ABE, avec des actions concertées plus fortes.
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