Un achat différé de foncier agricole pour aider l’installation des jeunes

Parce que l’accès au foncier reste difficile pour la nouvelle génération, un nouveau dispositif d’aide à l’achat différé de foncier vient d’être créé à l’initiative du Crédit Mutuel de Bretagne, en partenariat avec la SAFER, et avec le soutien de la Région Bretagne.

Cochon dans un pré

Favoriser l’installation de la jeune génération en facilitant l’accès au foncier : c’est l’objectif de ce nouveau dispositif lancé par le crédit mutuel et pour lequel nous apportons notre soutien financier. L’enjeu ? Soutenir les installations tout en maintenant un regroupement parcellaire cohérent des exploitations agricoles. Comment ? Une fois le foncier acquis par la SAFER (qui achète donc à la place du futur exploitant), ce dernier dispose de dix ans maximum pour le racheter, au prix du marché au moment de la signature. Un vrai coup de pouce au démarrage !

En accord avec les priorités de la BreizhCop

En nous portant financièrement garants de ce nouveau dispositif, nous nous inscrivons dans les priorités que nous avons définies dans la BreizhCop : préservation des espaces agricoles et naturels, maîtrise de l’aménagement, limitation de consommation des ressources. Au-delà de ces ambitions, notre investissement dans ce nouveau dispositif concourra à préserver le potentiel agricole et environnemental breton.

Un soutien financier de 450 000€

Le Crédit mutuel, à l’origine de ce dispositif d’achat différé de foncier, a accordé à la SAFER (Sociétés d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural) un prêt de 3M€, pour lequel nous nous sommes portés garants à hauteur de 450 000€.

Visite chez Romain Louzaouen, premier bénéficiaire du dispositif

Le 16 janvier, Loïg Chesnais-Girard, Jean-Pierre Denis, président du crédit mutuel, Hervé Le Saint, vice-président de la SAFER Bretagne et Olivier Allain, vice-président de la Région Bretagne à l’agriculture et l’agroalimentaire ont rendu visite à Romain Louzaouen, installé en octobre 2019 en production porcine à Plouzané avec son frère (GAEC de Kerbers). Grâce au projet,ils sont devenus autonomes à 80 % pour l’alimentation de ses animaux. L’exploitant a repris 47 ha dont 17 ha en autofinancement et 30 ha en financement bancaire via le dispositif d’achat différé de foncier. Ce nouveau dispositif a permis d’investir dans un outil de production et d’améliorer la qualité de vie au travail.