Rencontre avec le Commissaire européen en charge de la pêche : Loïg Chesnais-Girard appelle à défendre la filière bretonne

À l’occasion de son déplacement à Bruxelles, les 21 et 22 janvier derniers, le Président de la Région Bretagne a rencontré le commissaire Virginijus Sinkevicius, auprès de qui il a réaffirmé son soutien aux marins-pêcheurs bretons en vue des accords de pêche post-Brexit. Il lui a également fait part de ses inquiétudes quant à la menace concrète qui pèse actuellement sur les professionnels de la mer en Bretagne.

Crédit : DR – Loïg Chesnais-Girard, Président de la Région Bretagne, au côté de Virginijus Sinkevicius, Commissaire européen en charge de la pêche

Lors de cet entretien de quarante minutes, le Président de Région a relayé de nouveau, à Bruxelles, les craintes des pêcheries bretonnes de perdre l’accès aux eaux britanniques, où elles effectuent 50% de leurs captures.
Cette menace se précise avec la récente décision européenne concernant les quotas de cabillaud en mer celtique, qui exclut de fait des dizaines de bateaux bretons d’une zone historiquement liée à leur activité.
L’imminence du Brexit et la courte période de négociations qui s’ouvre, entre les 27 et le Royaume Uni d’ici au 31 décembre 2020, font également planer des incertitudes sur l’ensemble de la filière halieutique. Loïg Chesnais-Girard a insisté auprès du Commissaire européen pour que ces sujets soient résolus au début des discussions avec Londres et dans le cadre d’un accord de Brexit global.
Il en a profité pour inviter Virginijus Sinkevicius à venir en Bretagne dans le courant de l’année.

Crédit : DR – Le Président Chesnais-Girard a rencontré une délégation de BreizhMer

Le Président de Région a également rencontré une délégation de BreizhMer, qui rassemble les professionnels de la mer, venue à Bruxelles pour formuler des solutions au sujet du cabillaud. Il a apporté son soutien à leurs propositions qu’il a relayées auprès du Commissaire européen, notamment l’idée de fermetures temporaires de zones de pêches ciblées, en lieu et place de mesures techniques pénalisantes pour la filière bretonne.

On peut préserver la ressource sans affaiblir nos pêcheurs

Loïg Chesnais-Girard

Pour Loïg Chesnais-Girard, « les professionnels ont apporté des solutions alternatives crédibles qui permettent la nécessaire préservation de la ressource sans affaiblir l’activité, mais elles nécessitent un examen scientifique et politique immédiats. »
Le Brexit et la pêche ont été également évoqués, mercredi, au cours d’une entrevue avec le représentant français auprès de l’Union européenne, Philippe Léglise-Costa, en parallèle d’autres sujets.
Au moment où la Région Bretagne fête 30 ans de présence à Bruxelles, le Président Chesnais-Girard a souligné l’importance du travail mené auprès des institutions européennes et a salué les retombées positives depuis 1990, lors de ses vœux aux Bretons installés dans la capitale de l’Union européenne.

En pratique