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Jeunesse, transports, énergies marines, culture… : À l’invitation de la Bretagne, les territoires celtiques se rapprochent

Liés depuis des siècles par un héritage culturel et linguistique commun, ainsi que par un espace maritime propice aux échanges, les territoires celtiques occupent une place importante dans l’espace géopolitique européen. Au lendemain du Brexit, leurs dirigeants ont souhaité donner un nouvel élan et un cadre à leurs relations. À l’issue de ce 1er forum organisé à l’initiative de la Région à Rennes, Ia Bretagne a signé, avec toutes les nations celtes, un document commun, la « Déclaration de Rennes », ainsi que des documents bilatéraux avec le Pays de Galles, l’Écosse, l’Irlande et la Galice. Au centre des coopérations à venir : les mobilités étudiantes, la pêche, les énergies marines, le transport maritime et la culture.

D’une seule et même voix, Loïg Chesnais-Girard, Président de la Région Bretagne, Mark Drakeford, Premier ministre du Pays de Galles, Shona Robison, Vice-première ministre d’Écosse, Linda Taylor, Présidente du Conseil de Cornouailles, Niall Burgess, ambassadeur de la République d’Irlande, Jesùs Gamallo Aller, directeur général des Relations extérieures de Galice et Maria Belarmina Diaz, directrice générale des Mines et Energie des Asturies, se sont engagés à renforcer les liens déjà existants et à promouvoir ensemble la place de la communauté celte à l’international.

Crédit photo : ©Jérôme Sevrette-Région Bretagne

Un pas de plus vers un « celtic act »

Depuis le Brexit, Loïg Chesnais-Girard nourrissait le vœu de réunir ses partenaires celtes à Rennes. C’est chose faite ce jour, à la veille de l’ouverture du mythique Festival Interceltique de Lorient (900 000 visiteurs en août 2022).

Après un voyage au Pays de Galles et en Irlande, en mars 2020, puis en Écosse en novembre 2021, le président breton a souhaité faire un pas de plus en matière de coopération, avec l’ambition de développer une sorte d’arc celtique : « le Brexit ne doit pas nous empêcher de travailler ensemble, pas plus que les frontières nous empêchent de partager notre identité ».

Cette nouvelle forme de diplomatie peut avoir pour effet d’amoindrir les conséquences du Brexit sur plusieurs champs bien identifiés :
– la mobilité étudiante, avec un « Erasmus celte » à construire avec les Écossais et les Gallois ;
– le transport maritime et la création de routes nouvelles en particulier avec l’Irlande, dont la plus proche entrée sur le continent européen passe désormais par Brest ou Roscoff ;
– la pêche, l’éolien en mer ;
– la culture et les langues régionales avec toutes les nations celtes, de l’Espagne jusqu’en Écosse.

Des coopérations de longue date et d’autres à venir

C’est avec le Pays de Galles que la Bretagne a noué le premier accord de coopération il y a déjà près de 20 ans, en 2004. De « taille » similaire, les territoires ont de nombreux points communs (langue et culture, économie…) et des partenariats à mettre en œuvre, notamment dans le domaine de la formation.

Après le Brexit, le rapprochement s’est naturellement accéléré avec l’Irlande et l’Écosse, lié à la nécessité de partager une périphéricité accrue. Première pierre à l’édifice concernant les échanges avec Dublin : un accord inter-universités signé en 2021.

L’héritage celte reste le terreau qui permet de faire germer et fructifier ces liens mais le rapprochement se construit aussi avec les territoires de Galice, Cornouailles britannique, Asturies et Irlande du Nord.

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