« Eurobaromètre régional » : plus de 7 Bretons sur 10 se sentent européens !

Depuis 3 ans, la Région commande, auprès de l’institut TMO Régions, une étude d’opinion* afin de mieux cerner les rapports qu’entretiennent les Bretons avec l’Europe. Ce jeudi, Forough Salami-Dadkhah, Vice-présidente chargée de l’Europe et de l’International, a présenté les résultats détaillés de la dernière enquête qui révèle, en particulier, un sentiment d’appartenance à l’UE très marqué de la part des Bretons, nettement supérieur à celui de l’ensemble des Français.

Un fort sentiment d’appartenance

Ce sont précisément 72% des Bretons qui se sentent citoyens européens, contre 64% des Français dans leur globalité. L’adhésion à cette identité commune va croissante puisqu’elle progresse de 3 points par rapport à 2017.

Ce sont les catégories les plus diplômées qui affichent l’attachement le plus vif à la citoyenneté européenne (88% des cadres).

L’Europe perçue comme un espace de liberté

Amenés à définir ce que représente l’Europe pour eux, les sondés ont majoritairement fourni des attributs positifs : 23% des Bretons estiment que l’Union européenne est avant tout un espace de liberté. Ce sentiment est plus fortement ressenti chez les moins de 30 ans tandis que leurs aînés perçoivent, en priorité, l’UE comme une garantie de paix (22% des sondés). On observe, au global, que 63% des personnes interrogées portent un regard favorable sur l’UE.

Europhiles mais inquiets quant au devenir de l’UE

Dans le contexte du Brexit, les Bretons affirment de manière nette leur désir d’un maintien de la France au sein de l’Union européenne. Si un référendum venait à être organisé aujourd’hui, seuls 13% d’entre eux se prononceraient pour une sortie.

À signaler toutefois qu’une part significative des Bretons se déclare pessimiste quant à l’avenir de l’Union européenne. Si cet indicateur est conforme à la moyenne française, il se révèle tout à fait supérieur à la moyenne européenne.

Les Bretons préoccupés par le Brexit

Invités à se prononcer sur les conséquences de la sortie du Royaume-Uni, 41% d’entre eux se disent inquiets. Cette appréhension se vérifie plus encore dans le Finistère où le secteur de la pêche, moteur de l’économie locale, s’en trouve fragilisé.

Outre la pêche, le tourisme et l’agriculture sont, aux yeux des Bretons, les 2 autres secteurs économiques susceptibles d’être notablement touchés par le Brexit.

Un déficit de notoriété des aides européennes

l ressort de l’étude, en dépit d’une progression sensible par rapport aux sondages précédents, que le niveau de connaissance des aides apportées par l’Union européenne à la Région Bretagne reste relativement faible.
Hormis l’agriculture, citée spontanément par 37% des sondés, les autres grandes contributions de l’UE (environnement, transports, constructions…) pâtissent d’une notoriété réduite. À titre d’exemple, seuls 12% des Bretons identifient directement les aides européennes en matière de formation et d’éducation.
On relève que le panel interrogé exprime un besoin d’être mieux informé quant aux droits que sa citoyenneté lui confère. Enfin, 57% des Bretons souhaitent obtenir davantage d’informations sur les conditions à remplir pour partir vivre dans un autre pays de l’UE.
Les résultats complets de cette enquête sont accessibles à tous sur le site europe.bzh, dès aujourd’hui.

* Précisions méthodologiques :
Étude téléphonique réalisée du 26 au 30 novembre 2019 par TMO Régions pour la Région Bretagne auprès d’un panel représentatif de la population bretonne (1 002 personnes interrogées, âgées de 15 ans et plus). Tout sondage est affecté de marges d’erreur. Dans le cas présent, l’intervalle maximum de confiance est de +/- 3 points.

Forough Salami-Dadkhah, Vice-Présidente de la Région chargée de l’Europe et de l’international

Les résultats de cette étude vont nous permettre d’améliorer la communication de la Région auprès du grand public, dans le cadre de notre politique d’information européenne. Déjà, on observe que la notoriété du site europe.bzh enregistre une réelle progression. C’est extrêmement encourageant même s’il reste beaucoup de travail à mener pour valoriser au mieux ce bel outil.

En pratique