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Au Salon international de l’agriculture : la Région porte l’ambition d’installer 1 000 agriculteurs par an

Après deux ans d’absence, le Salon de l’agriculture a repris ses quartiers, Porte de Versailles à Paris, où la Bretagne figure cette année encore en bonne place. À l’occasion de cette édition des retrouvailles entre monde agricole et grand public, le Président de Région a rappelé son objectif : installer 1 000 nouveaux agriculteurs par an, en Bretagne, d’ici à 2028, afin de compenser les départs en retraite et de renouveler les générations. En tant que président de la commission agriculture de Régions de France, Loïg Chesnais-Girard a aussi pu s’entretenir avec de nombreux acteurs concernant la future PAC (2023-2027) et, dans un contexte de conflit en Ukraine, il est revenu sur les conséquences de cette crise majeure pour le monde agricole.

Impossible de ne pas mentionner la guerre en Ukraine. Lors de sa visite au Salon de l’agriculture, le Président de Région a souligné le drame humain qui se déroule aux portes de l’Europe depuis une semaine et condamné l’agression russe.

Le retour de « la plus grande ferme de France » est ainsi marqué par une actualité tragique qui, au-delà des violences, aura des répercussions sur les territoires dépendant d’importations de blé ukrainien. Parmi les conséquences possibles pour les élevages : un renchérissement des coûts déjà élevés de l’alimentation animale. « D’où l’enjeu de la souveraineté alimentaire auquel travaillent les Régions françaises », a rappelé le Président Chesnais-Girard, évoquant, ce mercredi, ses priorités pour l’agriculture bretonne.

L’agriculture en Bretagne :

25 947 exploitations

67 800 actifs agricoles
3,9% des emplois bretons

50 ans
âge moyen des agriculteurs

29,7 ans
moyenne d’âge à l’installation aidée

1,6 M ha de terres cultivées
6% de la SAU nationale

Encourager les vocations

La singularité du modèle breton, basé sur un maillage d’exploitations familiales en polyculture-élevage (d’une surface moyenne de 62 ha) et de plus en plus tourné vers l’agro-écologie, doit être préservée et renforcée. Il est donc nécessaire d’assurer la relève d’une profession où un chef d’exploitation sur deux a plus de 50 ans. Or, si 507 installations aidées ont abouti en 2021, le Président de Région veut doubler ce nombre dans les 6 ans à venir.

Pour y parvenir, la collectivité a lancé, en octobre 2021, des états généraux de l’installation et de la transmission avec pour but de lever les freins existants et d’identifier des solutions pour y remédier.

Vers un plan régional co-construit

Aussi la Région a-t-elle invité toutes les parties prenantes à élaborer un plan breton de l’installation-transmission qui sera soumis à débat et au vote de ses élus en session plénière.

Professionnels, banques, syndicats, organismes de formation, collectivités, agences de l’Etat, coopératives… : près de 200 participants ont répondu à l’appel de la Région qui souhaite les mobiliser dans la concrétisation des mesures adoptées.

Ces acteurs se retrouveront les 8, 10, 17 et 18 mars, afin de poursuivre les 4 ateliers thématiques, animés par des élus régionaux et portant sur :
› l’attractivité et la formation,
› l’amélioration de la transmissibilité et l’accompagnement des transitions,
› l’implication des acteurs locaux, le rôle des territoires,
› l’accès au foncier.

Si tous les territoires font face au défi démographique, la Bretagne veut aussi s’appuyer sur le renouvellement des générations pour assurer la préservation du foncier agricole. Pour la Région, le maintien d’une activité agricole sera déterminant à l’avenir en termes de souveraineté alimentaire et d’avancées sur les transitions agro-écologiques.

Retrouvez le communiqué complet ci-dessous.

En pratique

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