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Violentomètre : la Région édite un outil de lutte contre les violences sexistes et sexuelles

La Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes jette un éclairage cru mais salutaire sur un fléau de société qui nous concerne toutes et tous. Depuis plusieurs années, la Région Bretagne est mobilisée pour déployer l’égalité des droits entre les femmes et les hommes dans toutes ses compétences. Après la publication en 2020 de son ouvrage sur les chiffres clés de l’égalité femmes hommes elle édite, à l’occasion de la journée du 25 novembre, un violentomètre.

Outil de mesure, d’alerte et d’autoévaluation sur les atteintes au droit, ce support est déjà édité et adapté sur l’ensemble du territoire national. Il était nécessaire de le décliner en Bretagne, en y intégrant les numéros d’écoute et d’accueil des structures compétentes, notamment par département.

L’objectif est de mettre cet outil de sensibilisation, basé sur le consentement, à disposition de toutes et tous. Après avoir été diffusé dans les lycées, universités, centres de formation ainsi qu’auprès des différentes institutions et associations bretonnes en amont du 25 novembre, il est maintenant disponible en version papier sur demande auprès de la Région (mission.egalite@bretagne.bzh).

Le consentement c’est quoi ?

C’est le fait de donner son accord de manière consciente, libre et explicite à un moment donné pour une situation précise. Chacun∙e peut revenir sur ce choix quand il∙elle le souhaite et selon des raisons qui lui sont propres, sans avoir à le justifier ou subir des pressions.

Des chiffres toujours alarmants

En Bretagne, comme ailleurs, les violences conjugales ont augmenté de façon significative, notamment au cours des périodes de confinement. Alors même que la société, plus informée, est davantage à l’écoute : déposer plainte à son domicile, à l’hôpital, chez une amie est aujourd’hui désormais possible. Mais le “Chiffre noir”, celui des violences qui se déroulent dans le secret des foyers doit encore être dénoncé.

Déjà en 2000, l’enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (ENVEFF) indiquait que les jeunes femmes entre 20 et 24 ans déclaraient plus fréquemment avoir été victimes de violences conjugales (15 % sur les douze mois précédents) que l’ensemble des femmes (10 %). En 2021, le tchatte « Comment on s’aime » proposé par l’association En avant toute(s) témoigne que la quasi exclusivité des plus de 3 000 échanges anonymes et gratuits ont été réalisés avec des femmes majoritairement âgées de 18 à 24 ans, et avec environ 15 % de mineures. La plupart témoignent de faits de violences dans leurs couples. 

Des actions menées en interne

Depuis 2020, la collectivité a mis en place deux cellules contre les violences sexistes et sexuelles au travail :

  • une d’écoute et d’information pour accompagner les victimes ainsi
  • une dédiée à la prise en charge des situations, pour traiter le signalement, protéger et accompagner la victime.

Des engagements sur le long terme

Par ailleurs, la Région a sollicité une meilleure lisibilité des modalités d’apprentissage relatives à la prévention des violences au sein des formations sanitaires et sociales ; elle a participé à insuffler une dynamique régionale contre le harcèlement et les VSS dans l’enseignement supérieur et la recherche, et s’est engagée à améliorer la sensibilisation des élu.es du Conseil régional contre cette atteinte à la dignité des femmes.

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