Lycées et enseignement supérieur

Crédit photo : L’œil de Paco

L’année 2026 sera marquée par l’avancement de la démarche « Lycée 2040 », lancée avec l’Académie et les villes-sièges des établissements bretons pour prendre en compte les projections démographiques scolaires, à la baisse d’ici à 2040. Ce projet vise à examiner, territoire par territoire, les impacts
potentiels des baisses d’effectifs et les solutions envisagées pour optimiser le bâti tout en assurant un
même accès à l’éducation, partout sur le territoire.

En parallèle se poursuivent de nombreuses opérations de restructuration, rénovation thermique et sécurisation de sites, l’objectif restant inchangé d’année en année : offrir à tous et toutes les meilleures conditions d’accueil au lycée !

  • 113,3M€
    d’investissements immobiliers dans 116 lycées publics
  • 402M€
    en 2026
  • 9 M
    de repas servis par an (22 M€)
  • 25%
    de produits bio au sel (record de France)

Mis en oeuvre sur 2026 et 2027, le processus « Lycée 2040 » va prendre appui sur une large concertation, tant au niveau régional que local, notamment dans les territoires jugés prioritaires. En fonction des spécificités de chacun et de la dynamique locale, les scénarios possibles pourront varier d’une simple rationalisation et mutualisation du bâti (internat et self communs aux deux lycées d’Étel par exemple) à une transformation plus profonde de l’offre de formation, en lien avec le projet de territoire.

Rénovation thermique et sécurité des lieux

Cette démarche prospective s’articule avec le plan d’actions immobilier 2026/2028 et la carte pluriannuelle des formations initiales professionnelles, tous deux décidés et votés par la Région. Côté travaux (113,3 M€ inscrits en 2026), la collectivité continue, dans les 116 lycées publics à sa charge, d’investir dans des opérations de restructuration globale, durable et économe. Isolation thermique et production d’énergie solaire restent prioritaires afin de diminuer les consommations énergétiques alors que s’accélèrent les projets liés à la sûreté et à la sécurité périmétrique des établissements (lycées Kerraoul à Paimpol et Lesage à Vannes).

Dans la période, l’objectif de maîtrise des dépenses conduit la Région à prioriser les projets et à privilégier, notamment, ceux des lycées professionnels dont l’offre et les référentiels de formation évoluent. Les contraintes budgétaires impliquent aussi de flécher davantage les soutiens vers les établissements dont les indices de position sociale sont faibles, afin qu’ils puissent rester attractifs et mixer les publics. Exemple parmi d’autres, la livraison en 2026 des travaux du lycée professionnel Du Guesclin à Brech où s’achèvent, d’un part, la construction d’un internat et d’un gymnase et, d’autre part, la restructuration de l’atelier graphisme et décor pour un montant global de 28,6 M€.

Bien manger au self : les résultats sont là !

Globalement, la Région garde en ligne de mire la qualité de l’accueil des jeunes dans les lycées, qu’il s’agisse des conditions de formation, de restauration, d’hébergement ou des équipements pédagogiques mis à leur disposition.

Le plan d’actions en faveur du bien manger, cher au Président Chesnais-Girard, a pour objectif de proposer aux demi-pensionnaires et internes des repas sains, équilibrés, cuisinés à partir de produits de qualité labellisés (38,3 % en 2025 dont 24,5 % de bio). Et si les aliments sont frais, locaux et de saison, c’est encore mieux ! Cette exigence représente un lourd investissement pour la Région : elle finance 70 % des repas, ce qui permet de proposer des tarifs accessibles aux familles (de 2,70 € à 4,80 €), pour un coût de revient moyen d’un repas à 9,10 €.

Eneignement supérieur (7,88 M€) : priorité à la rénovation du bâti

Améliorer les conditions de vie des étudiants reste prioritaire malgré les restrictions des dépenses. La Région s’est engagée, via le contrat de plan 2021- 2027, à financer au côté de l’État et des collectivités la rénovation énergétique des bâtiments des 4 universités et des grandes écoles bretonnes (51 M€). À ce jour, 82 % de cette enveloppe est programmée. Pour accélérer ces travaux, un dispositif unique en
France est venu, il y a un an, abonder les opérations prévues (71 M€ dont 16,5 M€ de la Région). Il s’agit de massifier et mutualiser études et travaux, via une organisation simplifiée à laquelle les universités participent financièrement.