Mobilités

Crédit photo : Jerome Sevrette

  • 60M
    de voyageurs par an
  • 571M€
    soit 29 % du budget

Développer l’offre de transports publics, c’est répondre à la fois aux enjeux de développement économique, de décarbonation, mais aussi de cohésion territoriale et sociale. Davantage de trains, de cars, de bateaux et de vélos pour irriguer et desservir tous les bassins de vie, tel est l’objectif qu’il faut, envers et contre tout, continuer à financer. Si la contrainte budgétaire impose des adaptations de calendrier dans le déploiement souhaité, la Région poursuit ses efforts avec le soutien des intercommunalités bretonnes et l’apport, cette année, du Versement mobilité régional et rural (VMRR). Mais les 29 M€ attendus de cette ressource nouvelle ne contribueront qu’à hauteur de 5 % aux dépenses globales, évaluées en 2026 à plus de 570 M€.

Fier du 1er TER de France

Fer de lance du réseau régional BreizhGo, le TER breton arrive en tête de tous les classements nationaux en termes de régularité (96 %), satisfaction des usagers (95 %) et fréquentation (+60 % depuis 2019). Ces résultats sont le fruit d’investissements consentis depuis des années dans les infrastructures, les matériels ferroviaires et les gares. Cet été, 9 rames nouvelles Regio2n (144 M€) seront livrées et mises en service tandis que se poursuivront des opérations inscrites au contrat de plan État-Région : rénovation de la ligne Auray-Quiberon, aménagement des pôles d’échanges de Quimper, Vannes, puis Brest et Vitré…

Face à cet engouement pour le train et aux besoins croissants des usagers, la Région s’est rapprochée des intercommunalités situées sur les axes ferroviaires sud et nord Bretagne afin de poursuivre et financer ensemble le développement du TER. Ce partenariat inédit se traduit par la mise en service de circulations supplémentaires entre Vannes et Quimper (déjà 17 en plus depuis septembre 2025) puis entre Lamballe et Brest, à partir de septembre 2027. En complément des TER, la convention TGV renouvelée jusqu’en 2033 continue d’apporter une garantie de desserte maximale jusqu’à la pointe bretonne. Représentant un effort de près de 15 M€/an, elle est sans équivalent ailleurs en France.

Parcourir le dernier kilomètre à vélo

Pour la première fois, et en écho au plan vélo voté en 2025, la Région proposera, à compter de septembre, un service de location de vélos électriques BreizhGo dans une quinzaine de gares et pôles d’échanges pour faciliter l’intermodalité entre le train ou le car et le dernier kilomètre à parcourir, celui qui limite souvent l’usage des transports collectifs.

Plus de 100 lignes de cars interurbains

La Région organise par ailleurs un réseau dense de plus de 100 lignes de cars interurbains en Bretagne qui ont totalisé plus de 6,2 millions de voyages en 2024 (hors transports scolaires). Un service dont la fréquentation progresse (+3 % en un an) grâce à une offre renouvelée et enrichie. Les nouvelles délégations de service public avec les transporteurs dans les Côtes d’Armor et le Morbihan intègrent la création et le renfort de lignes dans des véhicules dont 60 % seront décarbonés à horizon 2030.
Parallèlement, la carte KorriGo se déploie dans tous les services de mobilité opérés par la Région. Elle est utilisée par les 100 000 scolaires transportés quotidiennement, et sur les lignes interurbaines d’Ille-et-Vilaine et du Finistère. Suivront celles du Morbihan et des Côtes d’Armor avant que cette solution billettique soit étendue aux bateaux BreizhGo. Sur les routes se poursuit aussi la mise à 2 x 2 voies de la RN 164, financée à 50 % par la Région.

Bretagne Mobilités se saisit du SERM

Lancé le 4 septembre 2025, le syndicat mixte Bretagne Mobilités regroupe une soixantaine de collectivités bretonnes, dont l’objectif est de mieux coordonner leurs offres de transports et d’envisager le futur au plus près des besoins des dix bassins de mobilité concernés. En 2026, cette structure de coopération unique en France se saisira de la démarche nationale du SERM (services express régionaux métropolitains) sachant que le dossier breton fait exception par sa couverture de l’ensemble du territoire, à horizon 2040.

Sur mer et dans les airs

Indispensable à la vie des insulaires, la desserte BreizhGo des 10 îles bretonnes est assurée par les 16 navires, propriétés de la Région, qui garantissent aux passagers sécurité et qualité de service. Parmi les principaux armateurs français, la collectivité a lancé les études pour construire trois nouveaux bateaux pour Sein, Molène, Ouessant et Belle-Île.
Les mobilités passent aussi par la connexion de la Bretagne à la France et à l’international, via les aéroports de Brest et Rennes. En 2026, la Région renouvellera la concession de Rennes-Dinard en lien avec celle de Nantes-Atlantique, également renouvelée cette année. Enfin, la Région se préoccupe de la mobilité des biens et marchandises, à travers une feuille de route dédiée, votée fin 2025. Elle intègre le volet « fret ferroviaire » du CPER pour un report modal de la route vers le fer. Suite à la Conférence régionale de la logistique de janvier avec l’État, des actions prioritaires (études sur Auray-Pontivy-St Gérand et Vitré-Gérard) seront mises en oeuvre en 2026 avec la profession.