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15M€pour la pêche, aquaculture et développement maritime
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87M€pour les ports
Pilier de l’identité bretonne et du dynamisme des territoires littoraux, la mer est au coeur de l’action régionale : soutien aux filières halieutiques (pêche, aquaculture, transformation et criées), au développement des énergies marines renouvelables, aux ports de commerce et au tourisme durable. La Politique Régionale Mer et Littoral (PRML), adoptée fin 2023, poursuit trois grandes priorités : renforcer une économie maritime durable, créatrice d’emplois, préserver les écosystèmes marins et côtiers et promouvoir la culture maritime comme vecteur de rayonnement et d’identité.
Accompagner la pêche durable
Co-financée par les fonds européens FEAMPA, l’action régionale permet de financer une pêche bretonne durable (1 200 bateaux dont 80 % de moins de 12 m), l’aquaculture, la transformation et la valorisation des produits et les projets territoriaux des 8 groupements locaux GALPA (décarbonation des navires, transformation d’algues…). La Bretagne pilote également le volet innovation du FEAMPA, orienté vers la transition des filières : évolution de techniques de pêche, amélioration de la sécurité, adaptation au recul du trait de côte…
En 2026 se poursuivra également la réorganisation de la gouvernance des ports de pêche dans l’optique de rester compétitifs et de mutualiser outils et pratiques. L’an dernier, la Région est entrée au capital de deux nouvelles sociétés portuaires, SEM Bretagne Armor Pêche et SPL Pêche Cornouaille, à la tête désormais de 13 ports et criées, dans une approche destinée à stabiliser et moderniser la filière.
Les pieds dans l’eau avec le pass Classe de mer
Faire connaître la culture maritime est essentiel : le Pass classe de mer sera reconduit en 2026. L’an dernier, ce coup de pouce à l’organisation de séjours a permis d’accueillir près de 6 000 jeunes bretons et de leur faire découvrir le littoral, ses ports, ses métiers et ses produits.
Bretagne : un port, 22 quais
Dans un contexte de transitions écologique, énergétique et industrielle, la Région place sa politique portuaire (près de 87 M€) au coeur de son projet économique. Les 5 ports de commerce dont elle est propriétaire – Brest, Lorient, Saint-Malo, Saint-Brieuc Le Légué et Roscoff – garantissent l’approvisionnement des entreprises bretonnes et le développement d’alternatives décarbonées au transport routier. Les investissements engagés en 2026 portent sur la modernisation des infrastructures et leur décarbonation.
La Région soutient également les aires de construction et réparation navales de Lorient, Concarneau, Brest, Saint-Brieuc et Saint Malo, pôles industriels d’innovation dans des filières d’avenir comme la propulsion décarbonée, les Énergies Marines Renouvelables (EMR) ou la course au large. En tant qu’autorité portuaire, la Région gère aussi une quinzaine de ports polyvalents (pêche artisanale, plaisance, desserte insulaire) pour lesquels elle fait aussi évoluer les modèles d’exploitation : sociétés portuaires pour la pêche, structuration des « plaques » de plaisance… Véritables laboratoires de la transition énergétique, les ports bretons misent aussi sur le transport vélique, le développement de l’hydrogène, la préparation puis la maintenance des futurs champs éoliens off shore.
Enfin, la modernisation du terminal ferry du Naye à Saint-Malo, investissement majeur pour la Région (150 M€), franchira en 2026 une étape majeure avec la construction de la nouvelle gare maritime, la poursuite des travaux maritimes et des dragages.