Economie

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  • 55M€
    pour les entreprises
  • 57M€
    pour l’agriculture
  • 18M€
    pour la recherche

La Région est la collectivité cheffe de file en matière de développement économique et d’aides aux entreprises. En 2026, elle y consacrera 11 % de son budget, soit 217 M€ (incluant l’agriculture, la pêche et les ports, voir aussi page suivante). Le choix a été fait de recentrer l’intervention régionale sur les actions qui bénéficient directement aux entreprises, de la création jusqu’à l’innovation, aux commerçants, aux artisans et à la recherche, pour préparer des investissements d’avenir.

Entreprises et recherche : priorité aux transitions

En matière de soutien aux entreprises, que ce soit sous forme de subvention ou d’avance remboursable, la Région érige en priorité les enjeux de transition, de décarbonation, de relocalisation et d’innovation.

Le dispositif expérimental INNO Sobriété est, par exemple, conforté. D’un montant maximum de 100 000 €, il s’adresse aux entreprises qui cherchent à réduire l’impact environnemental de leurs produits, s’inscrivent dans une démarche d’économie circulaire ou relocalisent leur activité en Bretagne. Le PASS Transition (50 000 € maximum), lui, voit son champ d’actions s’élargir. Destiné aux PME qui réduisent leur consommation d’eau ou d’énergie, il intègre désormais la dimension numérique, pour améliorer leur résistance au risque cyber.

Autre dispositif qui connait un grand succès, le PASS Commerce et artisanat, financé avec les intercommunalités, a bénéficié à plus de 7 000 entreprises en 9 ans. Pour en bénéficier, les commerçants et artisans devront désormais répondre à au moins un des critères suivants : investir dans les centres bourgs, réduire leur impact environnemental ou prendre le virage du numérique. En 2026, par ailleurs, la Région déploiera l’Indice Breton de l’Achat Local pour encourager les entreprises à réorienter leurs politiques d’achat.

La collectivité relancera aussi le PASS IAA compétitivité pour soutenir les investissements d’un secteur stratégique pour la Bretagne : l’industrie agroalimentaire. Le but est de permettre aux industriels de transformer leur outil, de consommer moins de ressources, d’émettre moins de carbone, d’améliorer les conditions de travail et de soutenir leur compétitivité.

Pour garantir l’innovation à long terme en Bretagne, les crédits dédiés à la recherche sont aussi abondés, à hauteur de 18 M€. Ils permettront d’acheter des équipements pour les laboratoires, d’accueillir des chercheurs européens de haut niveau ou de soutenir près de 100 thèses portant sur des priorités régionales (cybersécurité, agroécologie, économie bleue…)

Agriculture : installation, transition, plantation

L’agriculture est traversée, en Bretagne comme ailleurs, par des enjeux d’avenir colossaux. Aux fragilités économiques s’ajoutent des risques sanitaires majeurs, des incertitudes commerciales liées aux accords internationaux et à l’avenir de la PAC, ainsi que les impacts du changement climatique. Malgré ce contexte tendu et les choix difficiles qu’imposent les efforts consentis pour réduire l’endettement de l’État, la Région réaffirme une politique agricole ambitieuse, pour accompagner durablement les transitions de l’agriculture bretonne, via trois grandes priorités.

La première, celle qui conditionne les autres, concerne l’installation et la transmission des exploitations. Avec des dispositifs renforcés (AGRI Transmission, AGRI Install, DJA revalorisée de 36 % en 2025, prêt d’honneur Brit Agricole, actions foncières), la Région se donne les moyens de répondre à la crise démographique du secteur, en améliorant la transmissibilité des fermes et en sécurisant les projets d’installation.

La deuxième priorité porte sur les investissements de transition. À travers AGRI Invest (30 M€ en 2025) mais aussi les Contrats de Transition Agro-Écologique (CTAE), la Région soutient les agriculteurs dans la modernisation, la résilience et la durabilité des exploitations, en agissant sur la réduction des intrants, l’adaptation climatique, le bien-être animal, la biodiversité et la performance économique.

Enfin, le Plan breton pour l’arbre constitue un levier majeur pour la filière forêt-bocage et le bocage. Il soutient – grâce à Breizh Bocage et via une dynamique de plantation record en Bretagne – la gestion durable des forêts et la densification du bocage, éléments clés pour la préservation de la biodiversité, de l’eau et des sols.