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Le public invité à s’engager pour le patrimoine breton : la Région déploie de nouveau des bornes de dons dans 5 sites emblématiques

Transformer l’essai. La Région Bretagne a décidé de renouveler et d’amplifier l’expérimentation originale menée l’année dernière : l’installation de bornes de dons pour contribuer à la sauvegarde du patrimoine breton. Via un terminal de paiement sans contact, chacun pourra faire un geste simple pour la restauration d’un monument ou d’un site emblématique. Le dispositif a été présenté ce lundi par la Région dans l’enceinte en cours de restauration du château de Fougères.

La Région Bretagne a fait l’acquisition l’année dernière de 5 bornes de dons disposant d’un terminal de paiement par carte bancaire.

Crédit photo : Région Bretange – installation d’une borne de dons au Château de Fougères

Ces installations sont prêtées pour un an à des sites d’intérêt patrimoniaux ou labellisés musée de France, qu’ils soient gérés par des communes ou des associations.
Après une courte vidéo de présentation du site sur la borne, le visiteur est invité à faire un don de 1 à 10€, ou du montant de son choix. Un dispositif simple et sécurisé qui permet même d’obtenir un reçu fiscal.
Pour les monuments ou les musées concernés, c’est un moyen de toucher de nouveaux donateurs.

Après une première phase d’expérimentation en 2022, la Région a fait le choix, cette année, de redéployer les bornes dans des lieux connus, attractifs, bénéficiant d’un fort potentiel touristique… mais pour lesquels les besoins de financement sont importants, à l’image du château de Fougères qui accueille 120 000 visiteurs par an et jusqu’à 1 200 personnes par jour. Ce redéploiement doit permettre d’augmenter le volume de dons.

CINQ SITES VOLONTAIRES

Le château de Fougères

Construit autour de l’an mil, ce château témoigne des hautes luttes qui ont fait l’Histoire des Marches de Bretagne et de France (l’ancienne zone frontalière entre les deux territoires).
Composée de 12 tours médiévales, la forteresse, aujourd’hui propriété de la Ville, est classée Monument historique depuis 1862.
Depuis plus d’un siècle, des travaux d’aménagement réguliers ont permis l’ouverture du site aux visiteurs.
Afin de garantir la longévité de cet édifice millénaire, un vaste programme de restauration, d’un coût d’environ 3 M€, est actuellement en cours. La première tranche (2017-2023) concerne l’étanchéité des parties hautes des courtines, tours et logis, la rénovation et le renforcement des escaliers et garde-corps, ainsi que la restauration des parements dégradés. La Région y a participé à hauteur de 20%.

Front nord du château de Dinan

Edifiés à partir de la fin du XIIIème siècle par les ducs de Bretagne, les remparts de Dinan témoignent du savoir-faire des ingénieurs militaires de la cité pour se défendre. Le front nord, qui s’étend sur plus de 800 mètres, est l’un des plus puissamment fortifiés. Il comprend plusieurs ouvrages défensifs ainsi que d’imposantes courtines, les vestiges d’une fausse-braie (rempart bas, doublant l’enceinte), de profonds fossés et une contrescarpe.
Un programme de restauration est aujourd’hui nécessaire : nettoyage des parements des ouvrages, aménagement de cheminements hauts en dallage de pierre sur les tours et terrasses, installation d’une passerelle entre la courtine Lesquen et la Tour Saint-Julien et mise en valeur des vestiges archéologiques.

Chalutier Hémérica à Concarneau

Construit en 1957 sous le nom de Pactole, l’Hémérica est un chalutier à pêche latérale, dit chalutier classique. Il navigue jusqu’en 1981 depuis le port de Concarneau. Cédé à une association de sauvegarde en 1983, il est ensuite intégré aux collections du musée de la Pêche. Ouvert au public en 1987, le navire de pêche devient le premier musée à flot en France.
La restauration permettra de conserver le bateau en bon état et d’assurer la sécurité et le confort des visiteurs. Les travaux concerneront le remplacement de mains-courantes et garde-corps, la réfection du mât arrière et du pont supérieur avant et le remplacement d’éclairages.

Le vieux phare de Penmarc’h

Construit en 1835, le vieux phare de Penmarc’h a été restauré et réhabilité en 1995 en un lieu muséographique et d’expositions. Classé au titre des Monuments historiques depuis 2011, il a accueilli des expositions pendant 27 ans.
Ce lieu culturel unique souffre aujourd’hui d’importants problèmes d’étanchéité. Des travaux sont nécessaires pour le réhabiliter. Ils porteront sur l’étanchéité extérieure du phare, la restauration de sa lanterne et la remise en état des salles d’exposition.

Les toits en chaume de l’écomusée de Saint-Degan à Brec’h (Morbihan)

Ouvert en 1969, l’écomusée accueille chaque année près de 12 000 visiteurs. La chaumière et la longère, des XVIIè et début du XIXè siècles, témoignent des modes de construction propres au pays d’Auray.
Une restauration à l’identique de leur couverture en paille de seigle s’impose car ces bâtiments sont, avec leur mobilier intérieur, deux pièces majeures de la collection de ce site labellisé musée de France.

La Région, résolument engagée dans la préservation et la valorisation du patrimoine breton

Chapelles, manoirs, croix, lavoirs, fontaines, phares ou moulins à marée : la Bretagne est, après l’Ile-de-France, le territoire le plus riche en monuments historiques classés et autres biens patrimoniaux. La Région consacre chaque année 6,2 M€ à la protection et à la mise en lumière de ce patrimoine d’exception : enquêtes du service de l’Inventaire, appels à projets thématiques, appui aux communes qui restaurent leur église ou un autre édifice, avec toujours le souci d’associer à ces chantiers le grand public, habitants, visiteurs, passionnés d’histoire ou d’architecture.

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