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Des distributeurs de protections périodiques dans tous les lycées de Bretagne

Depuis mars 2022, les 115 lycées publics bretons s’équipent en distributeurs de protections périodiques. Cette initiative portée et financée par la Région, avec l’appui de l’Académie et des établissements, doit permettre de lutter contre la précarité menstruelle et ses conséquences sur la vie et la scolarité des jeunes. D’ici quelques semaines, 260 distributeurs seront installés.

Lycéennes devant un distributeur de protections périodiques
Thomas Crabot

500 : c’est le nombre moyen de cycles menstruels dans la vie d’une femme. Ce phénomène naturel peut avoir un impact important sur la vie sociale au quotidien, notamment sur les apprentissages. Et il reste encore tabou, même aujourd’hui. 

Fortement engagée sur les questions d’égalité femme.homme et sur les enjeux de bien-être aux lycées, la Région a décidé dès 2019 de s’emparer du sujet. Suite à une expérimentation menée pendant 18 mois au sein de quelques lycées pilotes, elle a voté un budget conséquent de 1 million d’euros en 2021 pour généraliser la pose de distributeurs de protections saines et durables aux 115 lycées publics dont elle a la charge. Une opération et un déploiement largement incités par le Conseil régional des jeunes (CRJ), également très mobilisé sur les questions d’égalité.

La collectivité a par ailleurs lancé un appel à manifestation d’intérêt auprès des lycées privés bretons. 91 établissements y ont répondu, et 180 distributeurs supplémentaires leur seront fournis d’ici mi mai.

Découvrez l’opération dans cette vidéo de C Breton

Les règles ont des impacts économiques, sanitaires et environnementaux 

On estime le coût moyen des protections hygiéniques dans la vie d’une femme à 3 800 €. Des dépenses auxquelles de nombreuses personnes ne peuvent pas faire face. En France, 2 millions de femmes sont en situation de précarité menstruelle, et aux premiers rangs, les étudiant∙e∙s et les personnes sans abri. 

Les protections périodiques posent aussi des questions en termes de santé et d’environnement. Des études récentes ont montré que ces protections, pourtant au contact des muqueuses, sont souvent composées de produits chimiques (chlore, arsenic…) dont les risques sont peu évalués.  Le syndrome du choc toxique, dû à un usage prolongé de tampons ou cups, est également peu connu. Or, il peut avoir de très graves conséquences et être mortel dans certains cas.  En 2019, un sondage IFOP montrait qu’une jeune fille sur 3 ne changeait pas suffisamment de protection ou avait recours à des solutions de fortune. 

L’impact environnemental des emballages et des produits, souvent composés de plastique, est quant à lui largement sous-estimé.

Des protections saines et durables

Pour mener à bien ce projet tout en respectant ses engagements en matière de santé et d’environnement, la Région s’est associée à l’entreprise Marguerite et Compagnie, qui en tant que partenaire, apporte son expertise et fournit le matériel et les protections. Basée à Lesconil (29), cette entreprise bretonne est pionnière dans son domaine et équipe déjà de nombreux établissements et entreprises en France.

Les protections proposées par Marguerite et Cie sont sans plastique et biodégradables. Saines, elles ne contienne pas de substances chimiques (chlore, pesticides, colorants ou parfum).

Parlons règles !

Pour en savoir plus sur le phénomène physiologique des règles, les idées reçues qui leur sont encore et toujours associées, la précarité menstruelle en France et dans le monde, … consultez notre page dédiée Parlons règles !

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