Impression 3D : 500 makers ont déjà produit et offert 18 000 visières – la Région aide les fablabs d’intérêt général à se structurer

Avant que ne soient votés à la Commission permanente du 27 avril de nouveaux crédits exceptionnels pour les acteurs bretons en difficulté, la Région a souhaité accompagner le travail extraordinaire réalisé par les quelque 500 makers bretons depuis le début de la crise sanitaire. Regroupés au sein de fablabs, ces particuliers, spécialistes de l’impression 3D, ont déjà fabriqué, avec leurs propres moyens et souvent à domicile, plus de 18 000 visières de protection réutilisables, qu’ils ont offert majoritairement aux soignants. Tant et si bien qu’ils manquent aujourd’hui de matières premières plastiques. Une aide régionale de 30 000 € va les aider à reconstituer leurs stocks et à aller plus loin dans leur organisation régionale.

« Nous soutenons ce mouvement d’intérêt général porté par les makers et fablabs bretons. Ils ont déjà produit et offert plus de 18 000 visières de protection aux soignants, a souligné Martin Meyrier, Vice-président à l’économie et à l’innovation. C’est un bel exemple de solidarité et d’innovation, à l’image ce que nous voulons encourager dans cette période. Notre objectif est d’accompagner leur structuration régionale et leurs efforts pour produire gratuitement et localement, en complémentarité de l’aide apportée aux projets industriels. »

Une aide à l’achat de matières premières et au développement de prototypes

Engagés depuis le début de la crise, des particuliers bénévoles se mobilisent en Bretagne -et dans toute la France- pour fabriquer du matériel d’urgence pour les soignants, les personnels assurant des missions d’intérêt général ou travaillant dans des commerces alimentaires. Regroupés au sein de fablabs, ces makers arrivent aujourd’hui à court de moyens et de matériaux. La Région va les aider à reconstituer leurs stocks afin qu’ils puissent continuer de produire mais aussi de développer de nouveaux prototypes, pousse-seringues, respirateurs artificiels ou sarcophages à l’usage des ambulanciers. Dans certains cas, une phase d’industrialisation est envisagée comme cela s’est fait pour l’adaptation du masque Décathlon dans l’usine BIC de Redon.

Cette aide de 30 000 € permettra aux 3 têtes de réseaux bretonnes de réaliser des commandes groupées :
– le Labfab de Rennes, pour l’Ille-et-Vilaine et les Côtes d’Armor (15 000 €),
– le fablab de la Fabrique du Loch, pour le Morbihan (7 500 €),
– l’ENSTA Bretagne à Brest, pour le Finistère (7 500 €).

Parallèlement, la Région accompagne le projet collaboratif brestois de R&D autour de l’impression 3D qui associe l’ENSTA, l’Université de Bretagne occidentale, ELLIPTIKA et 3D Service.

Un appui technique pour aider une douzaine de fablabs à s’organiser au niveau régional

La réactivité et l’engagement citoyen ont caractérisé le travail remarquable réalisé jusqu’ici par les makers bretons. Pour que leur action se poursuive, la Région, les considérant comme des structures d’intérêt général porteuses d’innovation, a décidé de les aider à se structurer davantage. C’est le Ti Lab, laboratoire régional d’innovation publique animé par l’État et la Région, qui coordonnera ces réseaux jeunes et très actifs. Cet appui se fera en lien avec le service innovation de la Région et la plateforme www.entreprisesunies-covid19.bzh.

La Bretagne compte à ce jour une douzaine de fablabs dont les makers pratiquent au quotidien une innovation ouverte. Tous préconisent le partage d’informations en open source, un mode de travail collaboratif qui a permis de répondre en urgence aux besoins actuels sur l’ensemble du territoire.

En pratique