Concilier l’agriculture régénératrice et le bio : c’est possible !

Ce vendredi 5 juin, Olivier Allain, Vice-président de la Région, a rencontré la famille Le Callonnec qui exploite le GAEC Bio Yvel, à Mauron. En avance sur leur temps, ces agriculteurs sont un exemple pour la Région qui travaille à la mise en place d’un dispositif pour encourager la transition vers l’agriculture régénératrice (ou agriculture de conservation).

Crédit : DR Région Bretagne – de gauche à droite : Paul Molac (Conseiller régional), Patrice Le Callonnec, Olivier Allain (Vice-président régional en charge de l’agriculture et l’agroalimentaire), Valentin et Émilien Le Callonnec.

Claudine Le Callonnec, Patrice et leurs deux fils, Emilien et Valentin, sont les 4 associés du GAEC Bio Yvel. L’exploitation produit 850 000 litres de lait par an, élève 6 000 poules pondeuses et cultive 220 hectares de terres (prairies : 110 ha, maïs : 30 ha, céréales : 80 ha). Elle est en bio depuis 1968 et pratique l’agriculture de conservation des sols depuis plus de 20 ans.

Á travers la visite de cette exploitation, le Vice-président à l’agriculture et à l’agro-alimentaire Olivier Allain, très attentif à la préservation de la vie des sols, veut mettre en avant les pratiques exemplaires du GAEC qui réussit à combiner agriculture régénératrice et bio.

La Région Bretagne est convaincue des services environnementaux rendus par ces systèmes agronomiques vertueux (empreinte carbone, biodiversité…). Elle souhaite à l’avenir les encourager via un dispositif technique et financier dont les contours restent à affiner.

L’agriculture de conservation

L’agriculture de conservation s’appuie sur 3 grands principes :

  • couverture permanente des sols,
  • diversification culturale (mélanges et rotations),
  • réduction du travail du sol et non labour.

Des principes agronomiques qui présentent des avantages quant à la vie du sol, au stockage du carbone, à la limitation de l’usage du tracteur et des intrants tout réduisant l’érosion.

L’agriculture de conservation (ou régénératrice) fait aujourd’hui face au défi de la diminution de la dépendance aux produits phytosanitaires, en particulier pour la maîtrise des couverts et des adventices (« mauvaises herbes »). L’exemple du GAEC Bio Yvel permet d’envisager des solutions pour concilier régénération du sol et absence de produits phytosanitaires.

Expérimenter pour progresser et essaimer

Toujours prompt à évoluer et à progresser, le GAEC Bio Yvel a également participé à un groupe de développement AEP (agriculture écologiquement performante) soutenu par la Région Bretagne : porté par l’association BASE (Biodiversité Agriculture Sol Environnement) de 2016 à 2019, le projet “Intégrer les plantes compagnes et les couverts permanents dans la rotation pour optimiser les systèmes de production en techniques de conservation des sols“, a permis des avancées sur la conduite globale des cultures en agriculture régénératrice : quelles successions et associations de culture, quels choix d’interventions (semis direct, travail simplifié du sol, gestion des couverts…) sont les plus performants et sécurisent le système de production. Les références produites par le groupe permettent d’essaimer et d’inciter de nouveaux exploitants à adopter ce mode de production, en limitant le risque lié au changement de système.

En pratique