Ti Kub : un incubateur de services numériques
Pour produire collectivement de nouveaux services publics numériques

Animée par la volonté de rendre un service toujours plus efficace et adapté aux besoins de ses administrés, la Région Bretagne marque aujourd’hui un pas de plus vers la transformation numérique de son administration. Elle inaugure ce 1er avril son tout nouvel incubateur de services publics numériques : le Ti Kub qui accueillera, progressivement les idées et les projets de celles et ceux (agents des services publics, usagers ou experts), qui veulent collectivement faire progresser les services publics par la voie du numérique. Pour le Président de Région Loïg Chesnais-Girard, “Avec le Ti Kub, notre volonté est de favoriser l’échange et la collaboration entre les agents de la Région, mais aussi avec les autres services publics bretons, des usagers et des experts extérieurs, avec un objectif en tête : l’amélioration continue du service public et la relation renouvelée aux usagers.”

Imaginer de nouveaux services publics numériques régionaux et révolutionner leur mode de production : voilà la promesse du tout nouvel incubateur de services numériques Ti Kub, initié par la Région Bretagne. Adossé au laboratoire d’innovation publique Ti Lab, le Ti Kub est un espace de travail collaboratif de 195 m² implanté à proximité immédiate de l’Hôtel de Région, dans le quartier de Patton à Rennes. Il est une porte d’entrée pour accueillir des idées, des intuitions, des problématiques à résoudre, identifiées par des agents publics ou des usagers, et proposer des solutions telles que des applications mobiles, des briques de services publics, etc.

Concrètement, comment ça marche ?

Un agent de la Région identifie une friction, un problème (complexité, files d’attente, manquement…) et a l’idée d’un début de solution numérique pour le résoudre. Cet agent appelé “intrapreneur” veut partager et ouvrir l’intuition qu’il a eu à des idées et influences extérieures.

Toutes les solutions proposées devront avoir une dimension numérique (évidemment !) mais pour sélectionner les projets incubés, l’équipe du Ti Kub évaluera également l’ampleur du problème visé et la crédibilité de la solution proposée. Seront aussi pris en compte les coûts opérationnels et techniques ainsi que les compétences à mobiliser.

Des projets mûris au sein du Ti Lab, qui nécessitent un développement informatique par exemple, pourront également être intégrés à l’incubateur. 

Pour chaque projet, le principe est d’adopter le mode collaboratif pour le faire émerger, en associant des agents d’autres services, des usagers, et, le cas échéant, des experts d’autres collectivités ou entreprises du numérique.

Côté fonctionnement, pas de modèle prérequis, seuls prévalent les 2 principes qui doivent animer la démarche : répondre aux besoins des usagers, des équipes animées par la seule volonté de voir aboutir un projet qui améliore le service public. Idéalement, les équipes réuniront différents profils : chef de produit (intrapreneur qui dispose de la compétence métier), développeur, designer UX-UI (User eXperience et User Interface).

La promotion des démarches incrémentales

La logique de travail est celle de l’expérimentation, l’idée est d’apprendre en faisant, en testant pour prouver que ces nouveaux modes peuvent résoudre de réels problèmes. Après avoir testé, amélioré, retesté, à nouveau amélioré… une solution, il s’agira d’en assurer la promotion auprès des usagers pour favoriser leur généralisation.

Qui constitue l’équipe du Ti Kub ?

Dans un premier temps, le Ti Kub va fonctionner avec une équipe réduite d’agents de la Région : un responsable opérationnel pilotera et fera vivre l’incubateur en lien avec le responsable du Ti Lab et l’équipe développement de la direction des systèmes d’information. La vision stratégique est portée par la Chief digital officer de la Région, qui assure la cohérence des projets engagés avec le projet de transformation de l’administration, le plan de transformation numérique et les stratégies numériques de la collectivité.  

Un “Datathon” les 13 et 14 juin, pour quoi faire ?

L’inauguration du Ti Kub est l’occasion pour la Région d’annoncer l’organisation, les 13 et 14 juin prochains, de son premier “Datathon”. Un marathon des données au cours duquel plusieurs équipes seront invitées à plancher sur des projets de produits ou services numériques dont ils ont eu l’idée et qui leur semblent utiles à la Région, dans la gestion et l’application de ses politiques publiques.

L’objectif étant, qu’à partir des jeux de données mis à leur disposition, soit proposés des produits ou prestations numériques qui permettent d’améliorer la qualité des services publics de la Région autour de 4 cas d’usages :

  • piloter la politique d’achat par la donnée,
  • automatiser et optimiser le suivi des organismes extérieurs,
  • assurer la performance énergétique du patrimoine bâti et impliquer les usagers dans la transition énergétique,
  • gérer en temps réel les postes et les personnels affectés dans les lycées.

Qui peut participer ?

Toute personne physique majeure ou personne morale peut s’inscrire, gratuitement, avant le 15 mai. Pour candidater, il est nécessaire de constituer une équipe composée de 3 à 8 personnes, et de présenter un pré-projet dont la finalité est de contribuer à l’amélioration du service public.

La Région sélectionnera les projets pouvant participer au Datathon sur la base de critères prédéfinis : méthodologie et organisation, compétences du groupe, pertinence du projet.

A l’issue des deux jours de compétition, chaque équipe présentera sa réalisation et ses finalités, en moins de 15 minutes, pour convaincre le jury de l’intérêt certain de leur concept. Trois projets pourront être récompensés via des primes allant de 2 000 à 5 000 €. Le premier lauréat pourra également voir son projet intégrer le Ti Kub en vue de travailler sur son développement futur.

Présidé par Isabelle Pellerin, Vice-présidente de la Région aux lycées, le jury du Datathon évaluera les produits et services des participants et choisira ceux qui lui semblent les plus prometteurs au regard de :

  • la pertinence par rapport au besoin identifié et la réponse apportée au problème repéré,
  • la qualité technique en terme d’exploitabilité, de choix d’architecture, d’intégration au système d’information…
  • l’ergonomie,
  • la responsabilité sociale et environnementale, et du respect de la vie privée (privacy), du green IT…

Règlement, inscription et jeux de données mis à disposition sur https//atelier.bretagne.bzh

Ti Lab, le laboratoire d’innovation publique
Créé à l’été 2017 par la Région Bretagne et l’Etat en Bretagne, le Ti Lab a pour ambition de repenser le service public. Il développe plusieurs projets sur le mode participatif (formation, mobilités, égalité femme/homme, accès aux droits...), en associant d’autres services publics mais aussi des spécialistes de l’innovation, du numérique ou du design de service (French Tech, Pôle Images & Réseaux, des écoles et universités, des sociologues et experts).
La méthode utilisée est celle du design de service : partir de la réalité du terrain, se positionner à la place de l’usager, parfois frustré ou désemparé face à un service public, et chercher comment remédier à cette situation et lever des points de blocage. L’expérimentation est au cœur de la démarche.
Parmi les projets en cours, on peut citer TransfoParcours, pour simplifier les parcours de formation professionnelle des demandeurs d’emploi, le MobLab, une communauté de partage de projets d'innovation en matière de mobilité…

L’ouverture et la publication des données publiques

Les administrations doivent opérer leur mue afin de répondre à la révolution numérique qui bouscule leur relation à l’usager. C’est dans ce contexte que s’inscrit la transformation numérique des collectivités territoriales, qui doivent aujourd’hui délivrer et produire leurs services d’une nouvelle manière.

De par leurs missions, les administrations produisent et collectent beaucoup de données auprès de leurs usagers et partenaires. L’accès et l'ouverture à ces données publiques sont un des défis que s’est fixé la Région dans le cadre de son plan de transformation numérique.

Dans le respect des règles de confidentialité et de protection des données privées, la Région Bretagne a créé le portail
https://data.bretagne.bzh via lequel elle met à disposition des particuliers, associations, collectivités ou entreprises ses données, réutilisables gratuitement. Ces jeux de données constituent une formidable matière première au service de l’innovation et de la transformation des services publics. Evaluation des politiques publiques, amélioration et transparence de l’action publique doivent ainsi être favorisées par l’exploitation et la diffusion la plus large possible de ces données.

Actuellement, sont accessibles 108 jeux de données relatives aux marchés publics, au bâti dans les lycées, à l’inventaire du patrimoine, au recensement de la population bretonne ou encore aux lignes routières et ferroviaires.


Tags : Numérique

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