Filière volaille de chair bretonne
Pour une filière amont performante et durable

Six mois après la reprise du groupe volailler Doux, la Préfète de la région Bretagne, Michèle Kirry, et le Président du Conseil régional de Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, ont réuni, le 17 décembre à Rennes, les acteurs de la filière avicole en Bretagne pour un point de situation sur le contexte économique, les actions déjà menées ou à venir. Cette rencontre a également été l’occasion d’annoncer le lancement d’un appel à projets pour la modernisation des bâtiments d’élevage de volailles, dont les modalités seront précisées après concertation avec l’ensemble de la filière.

En mai 2018, la reprise du groupe Doux a permis le maintien d’un grand nombre d’emplois et ouvert la voie à une évolution de la filière avicole. En effet, en créant notamment la société Yer Breizh[1], l’ambition est d’organiser en Bretagne une filière amont performante. Une ambition qui s’inscrit pleinement dans les orientations des états généraux de l’alimentation et du plan national de la filière volaille de chair et, au niveau régional, dans la transformation de la filière alimentaire bretonne.

Alors que la Bretagne produisait majoritairement un type de poulet répondant à la demande des pays du Moyen-Orient et de l’hémisphère Sud, l’objectif affiché aujourd’hui est de reconquérir le marché national et européen, notamment celui de la restauration hors foyer, avec la mise en production de poulets plus lourds et d’accélérer la montée en gamme de la filière.

Qualité, compétitivité et durabilité

Fortement mobilisés pour renforcer durablement la compétitivité de la filière avicole, la Préfète et le Président de la Région Bretagne ont tenu à rappeler aux professionnels présents ce 17 décembre que, si le contexte de ces derniers mois s’est fait plus favorable pour l’ensemble de la filière, il reste indispensable de « penser moyen terme » et de définir, dès à présent, les outils et stratégies à mettre en œuvre pour impulser cette nécessaire montée en gamme. Cette montée en gamme ne se résume pas aux productions bio et labellisées, plusieurs modèles de production peuvent cohabiter et trouver leur place pour peu qu’ils évoluent vers une amélioration qualitative des productions. L’Etat et la Région ont ainsi répété leur confiance en l’avenir de la filière avicole mais ils ont également insisté sur le fait que cette dynamique ne pourra fonctionner que si elle est portée, collectivement, par l’ensemble des acteurs de la filière. 

 

L’État et le Conseil régional de Bretagne restent à leur côté pour accompagner les investissements nécessaires et, ainsi, permettre cette réorientation de la production, en particulier, les investissements liés :,

  • d’une part, à la nécessaire évolution des bâtiments d’élevage : Michèle Kirry et Loïg Chesnais-Girard ont annoncé le lancement, dans les semaines à venir, d’un appel à projets dédié aux bâtiments d’élevage. Un dispositif destiné à leur modernisation dont les modalités seront précisées après consultation de l’ensemble des acteurs. L’enjeu est bien ici d’adapter les bâtiments à la production de poulets de qualité et de moderniser les équipements pour une meilleure productivité.
  • d’autre part, à la création d’une nouvelle usine (abattage, découpe, préparation) adaptée à Châteaulin (Finistère).


[1]                     La société Yer Breizh (« poule bretonne » en langue bretonne) regroupe les éleveurs, les accouveurs et les usines d’aliment de l’ex-groupe Doux. Son capital est partagé entre LDC, Almunajem, Terrena, Triskalia et le Conseil régional de Bretagne.