Vivier de la recherche bretonne
La Région met à l'honneur 6 jeunes chercheuses & chercheurs bretons

Six brillants chercheurs, ayant réalisé et obtenu une thèse dans la région, ont été élus, parmi 47 candidats, lauréats du Prix Bretagne Jeune Chercheuse & Chercheur 2018. Le jeudi 6 décembre, à la Maison des Sciences de l’Homme en Bretagne de Rennes, Bernard Pouliquen, Vice-Président de la Région à l’enseignement supérieur, la recherche & la transition numérique, leur a officiellement remis leur distinction assorti d’une prime pouvant atteindre 6 000 €. Avec à ses côtés, Nicolas Thély, Président du jury et Directeur de la Maison des Sciences de l’Homme en Bretagne, il a saisi l’occasion de rappeler l’excellence et le potentiel bretons dans de nombreuses disciplines de recherche.

Ils ont tous moins de 35 ans et ont en commun d’être diplômés docteurs depuis moins de 5 ans après avoir préparé, soutenu et obtenu une thèse en Bretagne, dans un laboratoire public ou privé. Ils affichent d’ores et déjà un beau parcours et un avenir prometteur s’ouvre à eux. Les Prix Bretagne Jeune Chercheuse & Chercheur 2018 ont été remis à 4 lauréats (6 000 €) et 2 mentions spéciales (2 000 €) dans chacune des 4 catégories : “Énergie”, “Sciences humaines & sociales”, “Amélioration de la santé et du bien-être des sociétés” et “Technologies de pointe”. 

“Amélioration de la santé & du bien-être des sociétés”
Marianne Le Fur

“Chélates azamacrocycliques de l'Y3+ et du Gd3+ pour la radiothérapie et le diagnostic du cancer du foie”.
L’objectif de cette thèse était, notamment, de développer un produit thérapeutique pour le traitement du cancer du foie par radiothérapie interne. La lipophilicité des molécules synthétisées était un objectif recherché. Les excellents résultats démontrent le potentiel du dérivé synthétisé pour une future utilisation en radiothérapie interne.

Sous la direction d’Olivier Rousseaux, du laboratoire Groupe Guerbet, Marianne Le Fur a mené ses travaux de thèse entre 2014 et 2017 au sein de l’équipe Chimie Organique, Santé et Matériaux (COSM), coordonnée par Raphaël Tripier à l’UBO à Brest.

“Technologies de pointe”
Clémentine Maurice

“Sécurité des Micro-Architectures : Analyse des Attaques et Contre-mesures”.
Les travaux de Clémentine Maurice sur la sécurité des processeurs ont ouvert la voie à la fabrication de processus et de systèmes plus sûrs.

Sous la tutelle de la Délégation Bretagne - Pays de la Loire du CNRS à Rennes et rattachée au laboratoire de l’IRISA, Clémentine Maurice a débuté sa thèse en octobre 2012 au sein de l’équipe de recherche EMSEC de Gildas Avoine. Elle a obtenu sa thèse, en 2015, sous la direction de Christophe Neumann, du laboratoire Technicolor.

“Sciences humaines et sociales”
Anne-Lyse Ravon

“Des Prénéandertaliens aux Néandertaliens en Europe du nord-ouest”.
Le travail mené dans le but de définir les systèmes et techniques mis en œuvre au Paléolithique ancien dans l’ouest armoricain contribue, en particulier, à mieux comprendre la dynamique de peuplement de la péninsule armoricaine au Pléistocène moyen (entre −781 000 et −126 000 ans).

D’octobre 2012 à juillet 2015, Anne-Lyse Ravon a mené ses travaux de thèse sous la direction de Grégor Marchand au sein de l’équipe de Marie-Yvane Daire, tous deux rattachés à la délégation Bretagne - Pays de la Loire du CNRS à Rennes.

“Énergies”
Nicolas Maslov 

“Approche multicritère pour la recherche de site et l’optimisation de technologies d’énergies marines renouvelables”.
Le projet est susceptible de renforcer les compétences régionales dans le domaine de l'analyse de la mise en œuvre de sites en énergies renouvelables marines. Il peut donc participer au développement socioéconomique des énergies renouvelables en favorisant notamment la recherche de sites et de solutions techniques optimales.

Nicolas Maslov a mené ses travaux entre 2011 et 2015, au sein de l’équipe de Christophe Claramunt du laboratoire de l’Institut de Recherche de l’École navale (IRENav), à Lanvéoc, rattaché à l’Ecole Doctorale des Sciences de la Mer (EDSM) de l’Université de Bretagne Occidentale.

Mention spéciale
Chloé Huvet  

“Écriture musicale et traitement de la partition au sein du complexe audio-visuel dans la saga Star Wars (1977-2005).”
Cette thèse a, notamment, permis de mettre en lumière la nature des changements apportés par le numérique dans la constitution même de la bande-son, et dans les processus de production, d’écriture, de conception sonore, de montage et de mixage, en les replaçant dans leur contexte historique, technique et esthétique.

Rattachée à l’Université de Rennes 2, Chloé Huvet a mené ses travaux sous la direction de Michel Duchesneau, du Laboratoire Université de Montréal, OICRM (Faculté de Musique). De 2013 à 2017, elle a intégré l’équipe “Arts : Pratiques et Poétiques (APP)”, sous la responsabilité d’Antoine  Bonnet, au sein du Laboratoire d'Études cinématographiques.

Mention spéciale
Vincent Guen

“Découverte de la protéine kinase CDK10/Cycline M et exploration de ses fonctions biologiques en lien avec le syndrome STAR”.
Des travaux qui ont permis de mieux comprendre cette maladie génétique orpheline qui crée des défauts de développement sévères chez l’enfant. Les résultats ont également apporté des éclaircissements sur un nouveau mécanisme de résistance de cancers du sein hormono-dépendants.

Rattaché à la délégation Bretagne - Pays de la Loire du CNRS à Rennes, Vincent Guen a effectué ses travaux de thèse à la Station Biologique de Roscoff, au sein de l’Unité Phosphorylation de protéines et pathologie humaine, placée sous la responsabilité de Laurent Meijer. 

La Région Bretagne souhaite renforcer la recherche, moteur de développement
Pour la Région Bretagne, la remise de ces prix est un moment privilégié pour mettre en lumière l'étendue, la richesse et le potentiel de la recherche en Bretagne et ce, dans de multiples domaines : près de 10 000 chercheurs exercent leurs talents sur le territoire et couvrent 80 % des champs disciplinaires existants. Ces prix sont aussi une reconnaissance publique, accordée à 6 chercheurs appartenant à l'élite de la jeune recherche en Bretagne.

La Région Bretagne est très attachée à encourager et développer l’enseignement supérieur et la recherche sur son territoire. Car, chacun le sait, la recherche et l'innovation sont moteurs de création d’activités nouvelles et de développement économique pour la région. Elles stimulent l’attractivité, et participent pleinement, de manière directe ou indirecte, au renforcement des compétences, à la dynamique économique et la qualité de vie.

En 2018, -outre son soutien à l’innovation– la Région aura dédié 28 M€ à la recherche & l’enseignement supérieur en accompagnant, tout particulièrement, les secteurs  d’excellence en termes de recherche, à l’instar de la cyber et des sciences et technologies marines, mais aussi des thématiques en émergence au sein des établissements qui contribueront à la visibilité et l’attractivité du territoire demain.

À travers ces Prix Bretagne Jeune Chercheuse & Chercheur, la Région Bretagne souhaite aussi faire découvrir ou redécouvrir à la communauté scientifique tout le potentiel de la recherche bretonne, pour garder ou faire revenir ses jeunes chercheurs, et en attirer d’autres…