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6 jeunes chercheuses et chercheurs bretons récompensé·e·s !

Ce 5 décembre, 6 chercheuses et chercheurs ont été récompensé·e·s pour leurs travaux et ont reçu le prix jeunes chercheuses et chercheurs 2018. L'occasion pour la Région Bretagne de rappeler l’excellence et le potentiel breton dans de nombreuses disciplines de recherche.

Pendant la remise des prix, les jeunes chercheurs et jeunes chercheuse seront invité·e·s à présenter leurs travaux
Pendant la remise des prix, les jeunes chercheurs et jeunes chercheuse seront invité·e·s à présenter leurs travaux Emmanuel Pain

Pour cette édition 2018 du prix jeune chercheur, six jeunes ont été récompensé·e·s pour leurs travaux. Ces derniers s'inscrivent dans 4 catégories : “ Énergie”, “ Sciences humaines & sociales”, “ Amélioration de la santé et du bien-être des sociétés” ou “ Technologies de pointe”. Deux jeunes chercheurs recevront une mention spéciale.

Pour concourir, les chercheuses et chercheurs devaient repondre à plusieurs critères :
  • Avoir moins de 35 ans
  • Être diplômée depuis moins de 5 ans
  • Avoir préparé, soutenu et obtenu une thèse en Bretagne dans un laboratoire public ou privé
Le jury du prix était présidé par Nicolas Thély, Professeur des universités en Art, Esthétique et Humanités Numériques à l'université Rennes 2 et Directeur de la Maison des Sciences de l’Homme en Bretagne.
 

Les lauréats sont

Marianne Le Fur dans la catégorie : Amélioration de la santé & du bien-être des sociétés
 
Thèse : Chélates azamacrocycliques de l'Y3+ et du Gd3+ pour la radiothérapie et le diagnostic du cancer du foie
 
L’objectif de cette thèse était, notamment, de développer un produit thérapeutique pour le traitement du cancer du foie par radiothérapie interne.  Les excellents résultats démontrent le potentiel du dérivé synthétisé pour une future utilisation en radiothérapie interne. Sous la direction d’Olivier Rousseaux, du laboratoire Groupe Guerbet, Marianne Le Fur a mené ses travaux de thèse entre 2014 et 2017 au sein de l’équipe Chimie Organique, Santé et Matériaux (COSM), coordonnée par Raphaël Tripier à l’UBO à Brest.
 
 
Clémentine Maurice dans la catégorie : Technologies de pointe
 
Thèse : Sécurité des Micro-Architectures : Analyse des Attaques et Contre-mesures. 
 
Les travaux de Clémentine Maurice sur la sécurité des processeurs ont ouvert la voie à la fabrication de processus et de systèmes plus sûrs. Elle est au CNRS depuis octobre 2017 dans l'équipe EMSEC en tant que chargée de recherche. Clémentine Maurice a débuté sa thèse en octobre 2012 et l'a obtenu, en 2015, sous la direction de Christophe Neumann, du laboratoire Technicolor et de Aurélien Francillon d'Eurecom. 
 
 
Anne-Lyse Ravon dans la catégorie : science humaines et sociales
 
Thèse : Des Prénéandertaliens aux Néandertaliens en Europe du nord-ouest
 
Le travail mené dans le but de définir les systèmes et techniques mis en œuvre au Paléolithique ancien dans l’ouest armoricain contribue, en particulier, à mieux comprendre la dynamique de peuplement de la péninsule armoricaine au Pléistocène moyen (entre −781 000 et −126 000 ans).
D’octobre 2012 à juillet 2015, Anne-Lyse Ravon a mené ses travaux de thèse sous la direction de Grégor Marchand au sein de l’équipe de Marie-Yvane Daire, tous deux rattachés à la délégation Bretagne - Pays de la Loire du CNRS à Rennes.
 
 
Nicolas Maslov dans la catégorie : Énergies
 
Thèse : Approche multicritère pour la recherche de site et l’optimisation de technologies d’énergies marines renouvelables
 
Le projet est susceptible de renforcer les compétences régionales dans le domaine de l'analyse de la mise en œuvre de sites en énergies renouvelables marines. Il peut donc participer au développement socioéconomique des énergies renouvelables en favorisant notamment la recherche de sites et de solutions techniques optimales. Nicolas Maslov a mené ses travaux entre 2011 et 2015, au sein de l’équipe de Christophe Claramunt du laboratoire de l’Institut de Recherche de l’École navale (IRENav), à Lanvéoc, rattaché à l’Ecole Doctorale des Sciences de la Mer (EDSM) de l’Université de Bretagne Occidentale.
 
 
Chloé Huvet qui a remporté une mention spéciale
 
Thèse : Écriture musicale et traitement de la partition au sein du complexe audio-visuel dans la saga Star Wars (1977-2005)
 
Cette thèse a, notamment, permis de mettre en lumière la nature des changements apportés par le numérique dans la constitution même de la bandeson, et dans les processus de production, d’écriture, de conception sonore, de montage et de mixage, en les replaçant dans leur contexte historique, technique et esthétique.  Rattachée à l’Université de Rennes 2, Chloé Huvet a mené ses travaux sous la direction de Michel Duchesneau, du Laboratoire Université de Montréal, OICRM (Faculté de Musique). De 2013 à 2017, elle a intégré l’équipe “Arts : Pratiques et Poétiques (APP)”, sous la responsabilité d’Antoine  Bonnet, au sein du Laboratoire d'Études cinématographiques.
 
 
Vincent Guen qui a aussi remporté une mention spéciale
 
Thèse : Découverte de la protéine kinase CDK10/Cycline M et exploration de ses fonctions biologiques en lien avec le syndrome STAR
 
Des travaux qui ont permis de mieux comprendre cette maladie génétique orpheline qui crée des défauts de développement sévères chez l’enfant. Les résultats ont également apporté des éclaircissements sur un nouveau mécanisme de résistance de cancers du sein hormono-dépendants.  Rattaché à la délégation Bretagne - Pays de la Loire du CNRS à Rennes, Vincent Guen a effectué ses travaux de thèse à la Station Biologique de Roscoff, sous la direction de Pierre Colas, au sein de l’Unité Phosphorylation de protéines et pathologie humaine, placée sous la responsabilité de Laurent Meijer.
 

La recherche, moteur de développement

Pour la Région Bretagne, la remise de ces prix est un moment privilégié pour mettre en lumière l'étendue, la richesse et du potentiel de la recherche sur son territoire, et ce, dans de multiples domaines. Près de 10 000 chercheurs exercent leurs talents sur le territoire et couvrent 80 % des champs disciplinaires existants.


La Région est très attachée à encourager et développer l’enseignement supérieur et la recherche sur son territoire. En effet, la recherche et l'innovation sont moteurs de création d’activités nouvelles et de développement économique.
En 2018, la Région aura dédié 28 M€ à la recherche & l’enseignement supérieur en accompagnant les différents secteurs comme la cybersécurité, les sciences et technologies marines, mais aussi des secteurs en émergence au sein des établissements qui contribueront à la visibilité et l’attractivité du territoire demain.

À travers ces Prix Bretagne Jeune Chercheuse & Chercheur, la Région Bretagne souhaite aussi faire découvrir ou redécouvrir à la communauté scientifique tout le potentiel de la recherche bretonne, pour garder ou faire revenir ses jeunes chercheurs, et en attirer d’autres…


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