La biodiversité bretonne en chiffres

Pen Hat
Pen Hat

A l’heure où les naturalistes du monde entier alertent sur la menace d’une 6e extinction de masse des espèces, la Bretagne n’échappe pas à l’érosion de  sa biodiversité.

Chiffres clefs : 3 milieux écologiques (terrestre, aquatique, maritime) /21% d’espèces menacées de disparition / 199 sites naturels remarquables

4 grandes familles de Paysages

paysage bretagne

Parmi une grande diversité de milieux écologiques parfois imbriqués les uns aux autres dans des mosaïques de paysages (naturels, cultivés, urbains…), on observe quatre grandes familles de paysages.

  • Littoral   : une alternance de falaises et côtes rocheuses, dunes et plages sableuses, estrans vaseux et estuaires…

    Chiffre clef : 2 470 km de trait de côte et plus de 1 000 îles et îlots 

  • Zone humide : marais, tourbières et bocages très boisés traversés par un dense réseau de cours d’eau, plus rapide à l’Ouest qu’à l’Est.

    Chiffre clef : 15 000 km de cours d’eau

  • Lande : sèche ou humide, la lande est l’un des paysages typiques de la région et pousse sur un des sols rares qu’on trouve en Bretagne (tourbe, sable marin…) dans des milieux naturels (dunes, landes…) où ils participent au maintien d’écosystèmes fragiles.

    Chiffre clef : 330 types de sols différents dont des sols rares  

  • Forêt :  peu boisée par rapport au reste de la France et sans grand massif forestier, la Bretagne abrite tout de même 14% de forêt et la production de bois croit chaque année.

    Chiffre clef : 14% de forêt
 Patrimoine géologique : 119 sites remarquables
199 sites bretons ont été retenus par l’Inventaire régional du patrimoine géologique (IRPG) pour leur intérêt scientifique, historique, pédagogique ou esthétique. Parmi eux : les îles de Groix ou Belle-île, la presqu’île de Crozon., la côte de granit rose, le sillon de Talbert…

Une faune et flore terrestre, marine et aquatique

flore - Herbier zostère

Des espèces ordinaires (lapins, mouettes ou boutons d’or) aux plus rares (phoque gris, macareux ou orchidées) caractéristiques de ses paysages, la Bretagne abrite une faune et une flore associée aux trois grands types de milieux écologiques : terrestre, marin et aquatique.   

Chiffre clef :  2159 espèces de faune et flore évaluées dont 1827 espèces pour la flore ( 30 % des espèces métropolitaines)  

Faune et flore sont marquées par un fort caractère marin

En 3 chiffres :  640 macro algues marines, 77 % des espèces métropolitaines d’oiseaux marins nicheurs, 28 % des espèces métropolitaines de mammifères marins 

21 % des espèces menacées de disparition

oiseau marin

La Bretagne n’échappe pas à l’érosion de la biodiversité :  21 % des espèces évaluées soit 334 espèces ordinaires ou rares sont menacées de disparition sur 2159 espèces évaluées

En 5 Chiffres  : 9 mammifères sur 94 espèces menacés de disparition / 69 oiseaux nicheurs sur 192 espèces /  2 poissons d’eau douce sur 46  espèces / 3 reptiles sur 13 espèces / 214 plantes à fleurs et fougères sur 1 827 espèces menacées

  • 9 listes rouges évaluent les risques d’extinction des espèces menacées à court terme (dans les dix ans), plus ou moins grands.
  • La région abrite des espèces fragiles à protéger dans la faune comme dans la flore

    Pour la faune, chez les mammifères terrestres, aquatiques ou marins (lérot, castor d’Europeou phoque gris), les oiseaux migrateurs (grande aigrette, canard pilet) et nicheurs (macareux moine, sterne de Dougall  ou bécassine des marais) ou les poissons (anguille européenne, le saumon atlantique quasi-menacé)  

    Pour la flore : orchis des marais, euphorbe peplis, œillet giroflée, miroir de vénus, nielle des blés, canneberge ou encore millepertuis des montagnes
  • La connaissance de la flore et de la faune bretonne reste à améliorer. Une part importante d’’espèces restant mal connues, on peut seulement évaluer leur présence ou statut : les invertébrés marins (entre  6000 et 20 000 espèces soit 7 à 31% des espèces métropolitaines) ; les mousses, algues et lichens  46% des espèces métropolitaines avec environ 2 400 espèces) ou encore les champignons (4 000 espèces).

En  chiffres :  227 espèces mal connues au risque d’extinction non évaluée sur les 2159 espèces évaluées

La biodiversité, c’est quoi ?

La biodiversité ou diversité biologique désigne la diversité des espèces du monde vivant. On considère en général trois niveaux d’organisation de la biodiversité, qui sont en intereraction : la diversité des gènes (au sein d’une espèce), la diversité des espèces et la diversité de leurs écosystèmes.
Cette biodiversité présente un grand nombre d’intérêts et fournit des services dont nous bénéficions. Deux exemples :

  • La diversité biologique présente dans un sol (taupes, vers de terre, larves d’insectes, champignons, bactéries, etc.) contribue à rendre disponible la matière organique (feuilles mortes, fumiers) pour les plantes, avec un intérêt majeur pour l’agriculteur, le sylviculteur, ou le jardinier ;
  • La diversité des composés présents dans les végétaux est à l’origine de médicaments : antibiotiques (champignons), aspirine (saules), morphine (pavot)… 


Source chiffres : groupement d’intérêt public Bretagne Environnement, Cartes et chiffres clefs 2018

Crédits photos (de haut en bas) : Pen Hat, Gregory Rohart- CRTBretagne (paysage littoral), Nicolas-Job- Heos-Marine (herbier zoostère), AdobeStock (oiseau marin)