Route du Rhum 2018 : 40e anniversaire
La Région Bretagne mobilise ses infrastructures et ses équipes

Partenaire de la première heure de la Route du Rhum, la Région Bretagne a vu son implication se démultiplier depuis l’édition 2010. En effet, devenue propriétaire du port de Saint-Malo en 2007, c’est désormais elle qui met ses infrastructures à disposition des organisateurs. Un investissement matériel et humain conséquent pour la collectivité, aussi bien en amont de l’événement que pendant ses 12 jours de fête, en particulier autour du moment fort que constitue le passage de l’écluse du Naye par les compétiteurs. Loïg Chesnais-Girard, Président de la Région Bretagne, est allé à la rencontre de ses équipes de l’antenne portuaire de Saint-Malo, le mercredi 24 octobre. L’occasion de présenter plus en détails le rôle de la Région autour de l’événement.

Passage de l'écluse du Naye à Saint-Malo Région Bretagne

Mobilisée pour la réussite de l’événement

La Région, propriétaire des ports de commerce, de pêche et plaisance de Saint-Malo met à disposition ses infrastructures pour la Route du Rhum. En parallèle de leur travail quotidien, les services régionaux sont donc en lien avec les organisateurs et la préfecture, depuis juillet 2017, pour préparer l’événement. Et depuis septembre dernier, l’équipe de l’antenne portuaire est entrée en phase opérationnelle pour les ultimes préparatifs de l’événement. 

Assurer la continuité des ports

La Route du Rhum est un événement gigantesque qui modifie toute la physionomie de la ville durant près de deux semaines. Les malouins sont habitués et vivent, tous les 4 ans, au rythme du “Rhum”. Mais, il n’empêche que l’activité économique doit pouvoir se poursuivre. C’est pourquoi la Région, en lien avec les acteurs concernés, met tout en œuvre pour assurer la continuité des activités portuaires.

Pour le volet commerce, outre le week-end du 3 et du 4 novembre lors duquel l’écluse sera réservée au passage des bateaux en compétition, l’activité se poursuivra comme à l’accoutumé. Les entreprises, habituées de l’événement, ont anticipé et pris leurs dispositions pour être le moins possible impactées.

Côté pêche, les vingt-cinq bouées aménagées par la Région en 2017 dans l’avant-port ont été retirés pour y amarrer 5 Ultims et les rendre visibles du public. Les capacités de ces géants des mers sont telles, qu’ils ne peuvent pas entrer dans le bassin Vauban par l’écluse, comme les autres concurrents… En concertation avec les pêcheurs qui occupent habituellement ces mouillages, des solutions alternatives ont été trouvées aux Bas-Sablons et au pied de la Tour Solidor afin qu’ils puissent poursuivre leurs activités.

Un moment fort : le passage de l’écluse du Naye

Pour l’équipe de l’antenne portuaire de Saint-Malo, le moment fort sera la sortie du bassin Vauban de 118 des concurrents (5 Ultims n’entrent pas dans le bassin Vauban) qui devront regagner la ligne de départ. Ce sont ainsi 6 sas qui sont prévus, le 3 novembre, entre 13h et 19h et 5 sas entre 00h45 et 4h45, le 4 novembre.

En fonction des marées, la Région indique les créneaux de passage dans les écluses à l’organisateur OC Sport, qui définit pour sa part, la composition des sas et l’ordre de passage des bateaux.

Et parallèlement à la sortie des bateaux en compétition, ce sont également 4 sas qui seront à gérer pour le passage des bateaux à passagers (3 entre 00h45 et 4h45 et un à 12h15), le départ étant donné le dimanche 4 novembre à 14h. 

Neuf éclusiers se relaieront à la manœuvre du poste de commandement pour actionner l’ouverture des portes de l’écluse et s’assurer du bon déroulement, dans un timing serré. Le nombre record de  bateaux au départ (123 contre 91 en 2014) ne laisse pas de place au hasard. Derrière les éclusiers, c’est toute l’équipe technique de l’antenne du port de Saint-Malo (12 agents) qui sera sur le pont.

L’accueil du Public

Sur une surface totale de 2 500 m² (1 000 m² au Nord de l’écluse et 1 500 m² au Sud), deux zones, de chaque côté de l’écluse, seront exceptionnellement ouvertes au public pour lui permettre d’assister à ces passages d’écluse. Des moments particulièrement appréciés car ils permettent de voir de très prêt les skippers à la manœuvre.

L’accès à ces 2 zones, sécurisées, sera ouvert au moins 1h avant le début des passages de SAS : de 11h00 à 20h00 le samedi et de 00h00 à 7h00 le dimanche.

L’ensemble des visiteurs accueillis dans ces espaces, mais aussi sur le village, se verront remettre des Gwen ha Du.

Sensibilisation aux énergies marines 

Alors que le développement durable est le leitmotiv de ce 40e anniversaire de la Route du Rhum, la Région saisit l’occasion pour sensibiliser aux énergies marines, les quelque 2 millions de visiteurs attendus sur le village de la course. Sur 200 m², une exposition composée de maquettes, objets, supports vidéo et panneaux d’explication leur présentera 6 technologies permettant de puiser l’énergie de la mer (marémotrice, éolienne, courants et marées, vagues, osmotique, thermique) et les projets en cours ou expérimentés au large des côtes bretonnes.

Et, à défaut de les emmener à Pointe-à-Pitre, la Région Bretagne propose aux visiteurs un voyage virtuel à Brest. Grâce à la vision en 3D offerte par des oculus, ils seront plongés au cœur du projet d’aménagement du port de commerce de Brest. La Région investit 220 M€ dans ce projet, voué à devenir une plateforme majeure de l’industrie des EMR.

Le sujet des énergies renouvelables est fortement présent pour cette 11e édition de la Route du Rhum avec, notamment la présentation du projet Energy Explorer. Soutenus par la Région Bretagne à hauteur de 65 000 €, Victorien Erussard et Jérôme Delafosse, les deux porteurs du projet, accueilleront Loïg Chesnais-Girard le samedi 3 novembre à 16h00 pour lui présenter leur expédition et les reportages réalisés.  

L’écluse du Naye en quelques chiffres

  • 160 m de long sur 25 m de large, soit une surface 4 000 m²
  • un tirant d’eau de 9 mètres maximum
  • selon la taille des bateaux, le sas peut accueillir de 1 à 25 embarcations
  • le temps de passage d’une écluse varie de 10 minutes à 1 heure selon le nombre et la taille des bateaux à traverser. Pour le Route du Rhum 2018, la longueur des bateaux en compétition varie de 12  mètres pour le plus petit à 32 mètres pour le plus grand.

La Route du Rhum vitrine d’une Bretagne belle, innovante et performante

Populaire, vecteur d’émotions, porteuse de valeurs fortes telles que le dépassement de soi et la solidarité, la Route du Rhum fait partie de ces Événements que l’on veut écrire avec un grand “É”. La Région Bretagne reste un fidèle partenaire de la plus mythique des courses au large.

Pendant 12 jours, tous les projecteurs seront tournés vers Saint–Malo. Les images de notre belle Bretagne vont passer en boucle sur les chaînes du monde entier. Une formidable opportunité pour la promotion touristique de notre région.

Mais plus encore, la Route du Rhum est la plus belle des occasions de montrer le savoir-faire breton autour du nautisme et de son industrie : de la conception à la fabrication des bateaux, c’est toute une palette de technologies de pointe et d’innovations qui sont imaginées, créées et développées en Bretagne.

Bientôt un nouveau skipper Bretagne - CMB

La Bretagne, c’est aussi un savoir-faire en matière de formation des marins. La Région Bretagne porte notamment, au côté du Crédit Mutuel de Bretagne,  la filière d’excellence de course au large Bretagne - CMB.  

L’enjeu est de donner leur chance à deux jeunes talents en les accompagnant, durant deux ans, au plus haut niveau. Et quels talents ! Sébastien Simon, skipper Bretagne - CMB Performance, s’est brillamment illustré en remportant la dernière Solitaire Urgo Le Figaro et le Championnat de France Élite de course au large 2018. Et, parmi les “anciens” élèves, figure également un certain François Gabart... 

Désormais lancé, Sébastien Simon va laisser sa place à Loïs Berrehar au commande du Figaro Bretagne - CMB Performance alors que les épreuves du Challenge Espoir Bretagne – CMB 2019 ont débuté pour recruter le nouveau skipper Bretagne - CMB Espoir. Les trois finalistes (Kévin Bloch licencié au CNV Aix-les-Bains, Gaston Morvan licencié à l’USAM Voile Brest, et Tom Laperche licencié à la SNB de Saint-Malo) disputent actuellement les dernières épreuves qui permettront de les départager. Le nom du nouveau promu sera connu ce vendredi 26 octobre.

Calendrier de la présence de la Région sur les événements nautiques en 2019

Événements populaires, les rendez-vous de la course au large sont de formidables vecteurs d’image d’une Bretagne belle, au patrimoine maritime riche, et d’une Bretagne performante car l’industrie nautique bretonne peut y exposer tout son savoir-faire et son excellence. 

C’est en ce sens que la Région soutient nombre d’événements nautiques. Ainsi, en 2019, elle sera partenaire de :

  • Lorient-Les Bermudes-Lorient : départ le 5 mai (retour à Lorient entre le 15 et 23 mai)
  • La Solitaire URGO Le Figaro : étape mi-juin (ville étape dévoilée au salon Nautic)
  • Douarnenez-Horta : 21 juillet-18 août
  • Tour de Bretagne à la voile : 1-14 septembre
  • Défi Azimut : septembre à Lorient
  • Brest Oceans : départ le 29 décembre de Brest

 

Port de Saint-Malo : qui fait quoi ?

Propriétaire des ports de pêche, de commerce et de plaisance de Saint-Malo, la Région Bretagne en délègue l’exploitation. Pour les ports de Saint-Malo, la CCI d’Ille-et-Vilaine est délégataire des parties commerce et pêche depuis 1957, et la Ville de Saint-Malo du port de plaisance des Bas-Sablons. 

Complémentarité des ports et préservation des spécificités

La Région s’est dotée d’une stratégie portuaire régionale visant à développer les activités de ses ports de manière complémentaire et cohérente, tout en conservant le dynamisme et les spécificités propres à chacun. La mise en œuvre de cette stratégie l’a conduit à réaliser d’importants investissements : plus de 150 M€ investis sur les ports de Brest (hors projet de développement), Lorient et Saint-Malo depuis 2007. Et elle aura dédié 75 M€ à sa politique portuaire en 2018.

Côté gouvernance, pour chaque port, la Région s’appuie sur un conseil portuaire : point de rencontre entre les décideurs publics et les usagers du port, il est consulté par la Région sur les sujets qui concernent la vie et la gestion du port (délimitation administrative du port, budget prévisionnel, tarifs, conditions d’usage des outillages, projet de travaux…).

Le délégataire assure le développement commercial et l’exploitation du port. Il se rémunère des activités qui y sont développées. La Région définit et finance les grands projets d’investissements.

Renouvellement de la DSP du port de commerce de Saint-Malo 

La Région avait lancé une procédure d’appel à candidatures pour le renouvellement de la concession du port de commerce (trafic de marchandise et de passagers) arrivant à son terme. Elle avait fixé des objectifs élevés en matière de développement du trafic, et insistait sur l’importance d’investissements rapides pour favoriser la performance environnementale, sociale et logistique du port de commerce. Le terminal ferry du Naye devait également faire l’objet de travaux très importants. Ces investissements initiaux, élevés, devaient permettre de développer un modèle économique vertueux à l’horizon de 25 ans.

Compte tenu d’un contexte économique rendu plus incertain par la perspective du Brexit, la Région a souhaité prolonger d’un an (jusqu’au 31 décembre 2019) la concession actuelle, le temps d’établir de nouvelles modalités.

La Région Bretagne assurera directement la maîtrise d’ouvrage de l’opération de modernisation du terminal ferry afin de redonner des capacités d’investissements au futur opérateur portuaire. Elle prévoit d’investir 75 M€ afin d’optimiser la fonctionnalité du site, améliorer les accès nautiques pour développer les trafics maritimes et remplacer les ouvrages défaillants en améliorant la capacité d’accueil dans l’avant-port (approfondissement des accès nautiques, remplacement de rampes…). Début des travaux prévus début 2022.

La performance du modèle économique global de la concession sera ainsi consolidée et permettra au concessionnaire de conduire les autres investissements de développement sur le port intérieur, renouvellement, mises aux normes (notamment environnementales).  Comme aujourd’hui, l’exploitation du terminal ferry restera une mission essentielle du concessionnaire durant toute la durée du contrat. Le concessionnaire sera étroitement associé aux études et son rôle sera déterminant pendant l’exécution des travaux qui devront être réalisés en poursuivant l’exploitation du site.

Retrouvez en pj le communiqué de presse complet, ainsi que plusieurs documents relatifs à la Route du Rhum, aux ports bretons, aux énergies marines, au nautisme en Bretagne...