Rentrée agricole en Bretagne
Devenons leader européen du bien-manger

À une semaine de l’ouverture du salon des productions animales à Rennes (SPACE du 11 au 14 septembre), le Président de la Région, Loïg Chesnais-Girard, a fait le tour de l’actualité agricole. Convaincu de la nécessité d’accélérer les évolutions en cours et conforté, ces derniers mois, par la capacité de mobilisation des acteurs bretons, il croît au potentiel de la Bretagne pour devenir le leader européen du bien-manger. La Région poursuivra ses efforts pour accompagner agriculteurs, industriels et acteurs bretons dans ce sens.

Convaincu de la nécessité d’accélérer les évolutions en cours et de la capacité de mobilisation des acteurs bretons, Loïg Chesnais-Girard croît au potentiel de la Bretagne pour devenir le leader européen du bien-manger. Tribune du 30 août 2018

Face aux évolutions sociétales, à la révolution numérique, aux impératifs environnementaux, aux difficultés économiques liées aux crises successives et à l’inconstance des marchés, l’agriculture bretonne n’a pas le choix : elle doit s’organiser et réussir la transformation attendue par les consommateurs.

Cette transformation passera par la diversification des modes de production, par l’adaptation aux nouveaux systèmes de distribution avec l’arrivée des gafas (Amazon, Alibaba) sur le marché de l’alimentaire frais, par les réponses apportées aux consommateurs dont les comportements évoluent. Ces derniers affichent de nouvelles exigences en termes d’alimentation : qualité, local, sécurité, écologie, retour aux sources... le tout à moindre coût. Si ces demandes sont parfois contradictoires, il faut pouvoir leur répondre car la décision d’achat est entre leurs mains.

Une ambition pour la Bretagne

La Région Bretagne est au côté des professionnels pour impulser et accompagner ces changements et elle se montre ambitieuse. Il ne s’agit pas, ici, de simplement “suivre le mouvement”. L’économie bretonne est intimement liée à l’agriculture et l’agro-alimentaire. Elle doit encore l’être à l’avenir. La Région Bretagne est intimement persuadée qu’elle a les ressources et le potentiel pour devenir le leader européen sur le marché du bien-manger.

Des changements amorcés

Des signaux, encore inenvisageables il y a peu, font apparaître des prises de conscience et des volontés d’agir et d’évoluer.

Côté production, c’est, par exemple, l’émergence d’initiatives comme le nombre croissant d’exploitations sous signes de qualité et d’origine, ou qui produisent et vendent à la ferme, mais aussi le nombre constant de jeunes qui s’installent. Côté innovation, des start-up parient sur des technologies destinées à faciliter la vie des éleveurs tout en améliorant la performance des exploitations. Il y a aussi Act-food sur les innovations alimentaires, les projets agri-TIC, le CEA-Tech sur les innovations liées à la production et au bien-être des agriculteurs et ouvriers de l’industrie agro-alimentaire...

En quelques années, l’ensemble des acteurs agricoles et environnementaux ont réussi à se mettre autour de la table pour reconquérir la qualité de l’eau. L’évolution des pratiques culturales, la mixité des productions et la diversité des modèles produisent aujourd’hui leurs effets.

Plus récemment, la reprise de l’ex-groupe Doux et la création de la société Yer-Breizh ont permis de mobiliser de nombreux acteurs pour la montée en gamme de la filière avicole en Bretagne. Ce plan de reprise, comme un symbole, sera la première brique de l’édifice que constitue la transformation de la filière alimentaire en Bretagne. 

Des professionnels compétents, une capacité d’innovation, une excellence sanitaire, un système de formation performant, une mixité des productions, une multiplicité de modèles, une faculté à réunir les acteurs autour de la table pour travailler ensemble : les atouts sont réunis pour aller de l’avant. La Région a un rôle à jouer. Elle souhaite poursuivre et amplifier ses actions et veut encourager les acteurs bretons à jouer collectif pour être à l’avant-garde.