#COPBZH : biodiversité, une richesse pour la Bretagne
Au Cap Fréhel, la Région rencontre associations et élus impliqués

Alors que la Bretagne a engagé une démarche de COP régionale il y a 6 mois, le Président de Région Loïg Chesnais-Girard veut bâtir, avec les responsables des grandes associations environnementales et les élus locaux impliqués, de nouvelles pistes d’actions sur tout le territoire. L’objectif est de préserver la biodiversité mais d’en faire aussi un enjeu de développement et d’attractivité pour la Bretagne. Avec son Vice-président à l’environnement Thierry Burlot, il a choisi le Cap Fréhel, haut lieu du patrimoine naturel en Bretagne, pour cette rencontre où il sera question de l’engagement exemplaire des collectivités. Celui-ci s’illustre notamment, dans les Côtes d’Armor, par la démarche d’Atlas de la Biodiversité Communale (ABC), portée par des collectivités pionnières, Plérin, Saint-Brieuc, Lamballe Terre et Mer, en lien avec l’association VivArmor.

Loïg Chesnais-Girard et Thierry Burlot ont rencontré les responsables des grandes associations environnementales et les élus locaux impliqués DR

« Les Bretons sont particulièrement attachés à leur environnement et à leur patrimoine, assurent Loïg Chesnais-Girard et Thierry Burlot. À travers la COP régionale, notre volonté est de rassembler tous les acteurs publics, privés et associatifs concernés par la transition écologique, pour bâtir un projet global et fédérateur pour la Bretagne qui pourra, bien sûr, tirer les enseignements d’actions concrètes, bâties localement. »

La biodiversité au cœur de l’attractivité du territoire

Pour la Région, la biodiversité est au cœur de l’attractivité de la Bretagne et le socle de nombreuses activités économiques. « Elle est notre qualité de vie et alimente aussi notre potentiel touristique avec des paysages et des sites d’exception, ont rappelé les élus régionaux. La biodiversité, c’est aussi pour l’agriculture et la pêche, des services écosystémiques, indispensables au bon fonctionnement de ces filières. »
Pour la préserver, associations et collectivités pionnières innovent pour impliquer les usagers, riverains ou visiteurs, et réconcilier préservation et développement du territoire.

Ne pas mettre « sous cloche » la biodiversité

Dans ce domaine, les Côtes d’Armor ont démontré leur capacité à aller de l’avant à travers des initiatives exemplaires :

  • Le Cap Fréhel, propriété du Conservatoire du Littoral, incarne l’aboutissement d’un projet réussi en termes de préservation de site, menacé par la surfréquentation touristique (1,6 M de visiteurs/an avec le Cap d’Erquy). Situé sur la commune de Plévenon, il entre dans le périmètre du futur parc régional (cf. communiqué en lien). Le projet de labellisation « grand site de France », porté localement, est également soutenu par la Région.
  • La démarche d’Atlas de la Biodiversité, menée par Plérin (capitale de la biodiversité en 2013), Saint-Brieuc, Lamballe Terre et Mer, avec l’association VivArmor, intègre la biodiversité dans le quotidien des habitants et dans le développement du territoire où ils vivent, à l’échelle d’une commune ou d’une intercommunalité. L’objectif est de prendre en compte, dans les projets d’aménagement et d’urbanisme, la biodiversité.
  • L’ambitieux projet de parc naturel régional Vallée de la Rance-Côte d’Emeraude, soutenu par la Région, mobilise depuis des années un très grand nombre d’acteurs locaux. Après l’avis favorable rendu par les communes concernées au printemps dernier, le dossier va être transmis prochainement au ministère de la Transition écologique.

Se positionner comme pionnier sur des outils nouveaux

S’inspirer de toutes les actions menées localement, les faire connaître et imaginer des pistes de travail à plus grande échelle, tel est l’objectif de cette rencontre qui s’inscrit comme une étape nouvelle dans l’avancement de la COP régionale.
« Ce retour d’expériences sur ce qui se fait déjà pourra être diffusé largement et intégrer dans notre réflexion globale, ont précisé Loïg Chesnais-Girard et Thierry Burlot. Comme nous avons été pionniers en Bretagne sur les territoires Zéro Phyto, nous pourrions l’être tout autant en termes de biodiversité, en s’appuyant notamment sur les atlas communaux  et intercommunaux. »
Le ministère de la Transition écologique envisage de lancer des appels à projets autour de la mise en place de ces nouveaux outils.