Quelle PAC voulons-nous après 2020 ?
La consultation en ligne est ouverte

Quelles mesures la politique agricole commune (PAC) doit-elle inclure pour garantir un revenu stable et décent ainsi qu’une activité pérenne aux agriculteurs ? La PAC doit-elle encourager certains modes de production agricole pour répondre aux défis sociétaux ? Alors que la Politique Agricole Commune d’après 2020 se construit dès à présent, la Région invite professionnels et grand public à débattre autour de ces deux principales questions. Un sondage en ligne débute ce 18 septembre et sera suivi d’une série de réunions publiques et d’auditions d’organisations professionnelles. L’analyse des différentes contributions viendra nourrir les propositions détaillées de la Bretagne pour la future PAC. Elles seront soumises au vote de l’assemblée régionale, en décembre, avant d’être largement diffusées auprès des décideurs nationaux et européens.

La PAC est actée pour 7 ans sur la période 2014-2020. Les processus de décision au sein des institutions européennes étant longs et complexes, la PAC d’après 2020 se décide dès à présent. Et ce, d’autant plus qu’elle s’inscrit dans le contexte particulier du Brexit. En effet, le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne s’accompagnerait d’une baisse du budget européen de plusieurs milliards d’euros, mais aussi de la sortie des discussions du pays le plus farouchement opposé à la PAC.
Une consultation publique sur la “modernisation et la simplification de la PAC” a été lancée, de février à mai, par la Commission européenne. La Région Bretagne y a contribué en présentant les grandes lignes de sa réflexion. Elle a notamment fait valoir que la PAC ne permet plus, dans sa forme actuelle, d’atteindre deux des objectifs qui lui sont assignés : assurer la stabilité des marchés et un revenu équitable aux agriculteurs.

La Région lance une large consultation bretonne

L’activité agricole bretonne reste dominée par l’élevage dont les produits, encore peu transformés, sont en grande partie destinés à l’exportation. Elle demeure donc très ouverte sur le monde et très sensible aux variations des prix mondiaux.  
Alors qu’en Bretagne on dénombre 41 710 agriculteurs (chefs d’exploitation et coexploitants),  30 040 exploi-tations, 58 000 salariés de l’industrie agroalimentaire, que la surface agricole utile représente 60% du territoire et que les enjeux en termes d’alimentation et d’aménagement du territoire concernent toute la population, la Région organise un large débat public.

La consultation en ligne

La première phase de cette consultation débute aujourd’hui, et elle s’adresse à tous avec un sondage en ligne sur atelier.bretagne.bzh.
Du 18 septembre au 15 octobre, les internautes sont ainsi invités à émettre leur avis sur des propositions issues de la contribution bretonne. Des propositions brièvement présentées autour desquelles le visiteur peut se dire “d’accord”, “pas d’accord” ou “mitigé” et les commenter librement. Parmi les questions posées aux internautes, on peut lire : à quoi la PAC doit-elle servir ? Faut-il confier la gestion de la PAC au plus près des territoires ? Faut-il promouvoir de nouveaux outils de gestion des risques ?  Faut-il renforcer les mesures d'adaptation environnementale ?...

Réunions publiques, auditions… les autres temps forts de la consultation

Parallèlement, 4 réunions publiques, une dans chaque département, entre le 25 et le 28 septembre -à Pleyben, Quintin, Baud et L’Hermitage-, permettront aux professionnels et aux citoyens de nourrir le débat. Des auditions d’organisations agricoles et environnementales bretonnes vont également être menées par la commission Économie, agriculture & mer, Europe du Conseil régional.
A l’issue, une réunion de restitution sera organisée, courant octobre, à Pontivy. L’ensemble de ces temps de consultation et d’échange permettra de nourrir la contribution bretonne qui sera soumise au vote du Conseil régional, lors de la session plénière de décembre.

Retrouvez ici le dossier de presse complet.

Tags : Agriculture

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