FEAMP et Développement local mené par les acteurs locaux (DLAL)
Un nouveau dispositif de soutien en faveur des filières pêche et aquaculture des pays d’Auray et de Vannes

Mercredi 13 septembre 2017 à Vannes, Pierre Karleskind, Vice-président de la Région à la mer et aux infrastructures portuaires, et Michel Jalu, Président du Pays d’Auray, ont lancé, en présence de Pierre Le Bodo, Président du Pays de Vannes, le dispositif DLAL, comme “Développement local mené par les acteurs locaux”. Extrait du FEAMP, ce nouveau dispositif financier vise à accompagner des projets structurants pour le territoire s’appuyant sur les filières pêche et aquaculture (en quelques sortes un programme LEADER transposé aux territoires littoraux et maritimes)

Accompagner des projets collectifs et innovants pour renforcer et développer les filières pêche et l’aquaculture

Le dispositif DLAL, c'est, en Bretagne, une enveloppe de plus de 17 M€ : 8,5 M€ extraits du fonds européen FEAMP (Fonds Européens pour les Affaires Maritimes et la Pêche), 8,5 M€ de subvention nationale et d’autofinancement public. Il est destiné à soutenir, des projets définis localement, par et pour les acteurs locaux (professionnels, collectivités, associations, établissements scientifiques et de formation).

Lors de la précédente génération, ce dispositif a, par exemple, permis de financer en région des actions aussi diverses que l’identification des sources de pollution des eaux des bassins conchylicoles, le développement de circuit de vente et de valorisation des produits de la mer, la valorisation des métiers auprès des jeunes.

2,4 M€ mis au service de projets innovants sur le territoire du Pays d’Auray et du Pays de Vannes

Retenue en 2016 dans le cadre de l’appel à candidature régional, la démarche commune du Pays d’Auray et du Pays de Vannes, d’un budget total de plus de 2,4 M€, est ambitieuse. Le DLAL FEAMP permettra de soutenir les projets définis autour de 5 problématiques de développement, jugées essentielles à la fois pour la Bretagne et pour les deux Pays :

  • l’accès et la préservation des espaces dédiés aux pêcheurs et conchyliculteurs ;
  • L’amélioration de la qualité de l’eau et des milieux de production ;
  • La valorisation des produits, des savoir-faire et du patrimoine maritime du territoire,
  • L’attractivité des métiers et l’accueil des nouveaux professionnels ;
  • L’intégration de lien social dans ces filières.

Pays d’Auray et Pays de Vannes : des enjeux économiques et patrimoniaux partagés

De l’estuaire de la Vilaine à la Ria d’Etel, la pêche et la conchyliculture représentent des secteurs importants en termes d’identité culturelle, de valeur ajoutée et d’emplois. En effet, les Pays d’Auray et de Vannes forment un espace de pêche homogène avec plus de 203 bateaux de pêche et 186 pêcheurs à pied. Les pêcheries des deux quartiers maritimes partagent les mêmes zones de pêches (la Baie de Quiberon pour la coquille Saint-Jacques, la Vilaine pour la civelle…), présentent le même profil de métiers (petite pêche côtière, pêche à pied) et utilisent les mêmes infrastructures (Criée de Quiberon).

L’activité conchylicole se caractérise quant à elle par une succession de baies, golfes et estuaires qui offrent de nombreuses potentialités de culture. On y recense 312 entreprises (93% des entreprises du Morbihan) pour plus de 1100 emplois (soit 98% des emplois conchylicoles du Morbihan). Les espèces cultivées sont l’huître creuse, majoritairement, mais également les moules, palourdes, coques, huîtres plates et bigorneaux.

Les pays maritimes d’Auray et Vannes en quelques chiffres

  • 312 entreprises conchylicoles (40% des entreprises bretonnes),
  • 1er territoire français en surface exploitée,
  • 1 100 emplois directs générés par la conchyliculture,
  • 203 bateaux, plus de 300 marin,
  • 186 pêcheurs à pied,
  • Le Morbihan est le 2e territoire français de pêche à pied professionnelle.

Une stratégie commune co-construite avec les professionnels de la mer

Si, à ce jour, la pêche et la conchyliculture constituent un des piliers de l’économie maritime du territoire, ces filières ont besoin d’être confortées et accompagnées pour pérenniser leur activité sur un littoral de plus en plus convoité (attractivité touristique et résidentielle). La mobilisation de plus d’une centaine d’acteurs maritimes à travers des enquêtes de terrain et des groupes de travail thématiques a permis aux représentants des deux Pays d’identifier plusieurs problématiques majeures auxquelles le dispositif DLAL, engagé ce 13 septembre, peut contribuer.

Les Pays d’Auray et de Vannes mobilisent ainsi des financements européens DLAL FEAMP pour des projets collectifs tels que des expérimentations en matière de collecte et de traitement des déchets conchylicoles, des recherches visant à mieux comprendre les milieux de production, le développement d’itinéraires touristiques valorisant les activités de pêche et de conchyliculture...

Les projets déposés seront sélectionnés par une commission mer et littoral, composée d’acteurs publics et de professionnels concernés par les filières pêche et conchyliculture, et devront répondre à un certain nombre de critères liés au développement durable. La première commission mer et littoral du Pays d’Auray et du Pays de Vannes se réunira dès le 15 septembre à Auray.