Ligne à Grande Vitesse - Bretagne à Grande Vitesse
Nous y voilà !

Dans moins d’un mois, le 2 juillet prochain, la nouvelle offre ferroviaire complète, TGV et TER, sera mise en service pour toute la Bretagne. Plaçant la capitale bretonne à moins d’1h30 de Paris (contre plus de 2 h actuellement), elle est le résultat de “la force collective déployée depuis toutes ces années”, comme le rappelait Jean-Yves Le Drian, il y a un an, à l’occasion de la visite de chantier du futur Pôle d’échange multimodal (PEM) de Rennes. En effet, les collectivités bretonnes se sont mobilisées, depuis 25 ans, pour prolonger la ligne à grande vitesse de Connerré (le Mans) jusqu’à Rennes et participer financièrement aux travaux. Et elles ne se sont pas arrêtées là, en redoublant d’efforts pour faire en sorte de diffuser la grande vitesse à tous les territoires de Bretagne d’Est en Ouest, sur le littoral et au cœur du Centre Bretagne.

JL Chenut (CD35), G Lahellec, N Juston (SNBCF bretagne), L Chesnais-Girard, P Leuwers (SNCF Réseau) à l'arrivée du TGV de 10h59 le 7 juin 2017 DR

C’est donc l’aboutissement d’une volonté commune et d’un engagement fort qui permet aujourd’hui de gagner 37 minutes entre Rennes et Paris, mais qui offre également à toutes les gares à l’Ouest de Rennes un gain de temps de 45 à 50 minutes, en moyenne, sur les trajets vers Paris tout en bénéficiant d’un service régional encore plus performant.

La Ligne à Grande Vitesse Bretagne - Pays de la Loire

La ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire, c'est 182 km de ligne nouvelle entre Le Mans et Rennes auxquels s'ajoutent 32 km de raccordements vers les lignes existantes.

Le financement de la LGV

Le financement de la LGV, 3,4 milliards d’euros, a fait l’objet d’une convention signée le 13 juillet 2011 entre l’Etat, les collectivités et SNCF Réseau (ex-RFF).

Après prise en compte des subventions européennes (RTE-T) à hauteur de 11 M€, ce financement est assuré par :

  • SNCF Réseau pour près de 43 % des coûts d’investissement, soit 1,4 milliard d’euros ;
  • L’État (via l’AFITF : Agence de Financement des Infrastructures de Transport en France), et les collectivités à parts égales, représentant pour chacun 28,4 % des coûts d’investissement, soit 945 M€.
  • Côté collectivités, il s’agit de :
    • à La Région Bretagne, à hauteur de 19,71 %, soit 655 M€ ;
    • à Les 4 départements bretons (Côtes d’Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan), Rennes Métropole et le Pays de Saint-Malo à hauteur de 5,99 %, soit 203,4 M€ ;
    • à La Région des Pays de la Loire, à hauteur de 2,7%, soit 86,9 M€.

Un chantier confié à Eiffage Rail Express

Le contrat de partenariat public-privé, entré en vigueur le 3 août 2011, entre SNCF Réseau et Eiffage Rail Express (ERE), filiale dédiée d’Eiffage, porte sur 25 ans.

Eiffage Rail Express a ainsi été chargé de la conception, de la construction et, désormais, de la maintenance de la ligne. Il aura fallu 6 ans pour construire les 214 km de voies nouvelles, depuis les premières études, début 2011, jusqu'à la fin des travaux, à l’automne 2016.

 

Au-delà de la LGV : Bretagne à Grande Vitesse

La mise en service de la Ligne à Grande Vitesse s’accompagne de tout le projet Bretagne à grande vitesse :  une révolution pour l’accessibilité de la Bretagne mais aussi pour la mobilité quotidienne des Bretonnes et des Bretons.

Une offre TGV TER accrue de 20%

La diffusion de la grande vitesse à tout le territoire breton passe aussi par l’ensemble des travaux réalisés sur les lignes Rennes-Brest et Rennes-Quimper qui, minute après minute, ont permis de réduire les temps de parcours entre Rennes et la pointe bretonne et, par là-même, entre Paris et la pointe bretonne. Alors que la LGV permet de gagner 37 minutes entre Rennes et Paris, toutes les gares à l’Ouest de Rennes gagneront entre 45 et 50 minutes en moyenne sur les trajets vers Paris, et ce, grâce à la modernisation des lignes Rennes <=> Brest et Rennes <=> Quimper ; grâce, aussi, aux principes de dessertes retenus.

Mais tout cela n’aurait de sens sans un service ferroviaire adapté, de qualité. Aussi, SNCF et la Région Bretagne ont elles travaillé de concert, 3 ans durant, pour définir cette nouvelle offre TGV et TER, à l’horizon 2017. Un exercice complexe visant à concilier gains de temps et dessertes des gares intermédiaires, à positionner les horaires, afin de répondre au plus près aux besoins des voyageurs, à optimiser des centaines de correspondances et, ainsi à faire profiter tous les territoires des effets de la grande vitesse et d’une offre régionale améliorée.

Une complémentarité TGV-TER encore jamais atteinte

Le résultat de ce travail : des avancées majeures avec une complémentarité exemplaire, encore jamais atteinte entre les offres TGV et TER, accrues de 20%. Les trains sont plus nombreux, plus rapides et mieux connectés, avec une qualité de service sans cesse améliorée (offre, matériel, tarifs, gares, intermodalité...).

Une démarche de concertation a été initiée, dès 2014, avec les usagers. L’an dernier, durant un mois entre le 10 juin et le 13 juillet, les usagers ont pu consulter et commenter les grilles horaires des TER et TGV mis en service à partir de septembre 2017. Une étape qui a permis d’affiner l’offre en procédant à des ajustements. 

Rapprocher toute la Bretagne de Paris avec des TGV plus nombreux

Avec, pour chacun des axes Paris <=> Brest et Paris <=> Quimper, 2 AR quotidiens supplémentaires, ce sont 8 TGV quotidiens supplémentaires qui seront mis en service pour la pointe bretonne. Rendue possible grâce à une contribution régionale annuelle de 10 M€ supplémentaires, leur circulation permettra que toutes les gares actuellement desservies par le TGV, y compris dans les villes moyennes, continuent à l'être avec le même nombre de TGV, chaque jour de semaine.

Améliorer les connexions d’un mode de transport à l’autre

Les 11 Pôles d’échanges multimodaux en cours d’aménagement sur le territoire breton sont un élément central du projet Bretagne à grande vitesse.

Car, si la ligne à grande vitesse constitue, à elle seule, un atout majeur en mettant Rennes à moins de 1h30 de Paris, la Région et ses partenaires ont voulu aller plus loin : irriguer et diffuser la grande vitesse à l’ensemble du territoire, même là où ne va pas le train. Et c’est bien là que les PEM, en tant que nœuds et points de connexions vers les autres lignes ferroviaires et tous les modes de transport ont leur rôle à jouer. Les connexions entre les différents modes de transport (bus, car, métro, vélo...) y seront renforcées pour permettre aux voyageurs de ne pas perdre, en gare, le temps gagné dans le train.

La diffusion de la grande vitesse au cœur des territoires

Si le TGV ne va pas partout en Bretagne, chaque point du territoire régional bénéficiera quand même de ses effets grâce à une complémentarité exemplaire entre TGV, TER et lignes routières, par des correspondances améliorées et une cohérence des horaires optimisée.

La desserte du Centre Bretagne par cars sera ainsi améliorée avec, pour Loudéac et Pontivy, 3 A/R express quotidiens en correspondance avec le TGV à Rennes.

 

LGV - BPL : RAPPEL DE L’HISTORIQUE ET DES GRANDES ÉTAPES

  • Octobre 1994 : lancement du débat préalable sur la LGV BPL
  • 18 décembre 2003 : CIADT – choix des projets à réaliser (traitement différent pour la LGV Sud Europe Atlantique- calendrier global avec lancement des travaux prévu en 2008- et pour Bretagne Pays-de-La-Loire- poursuite des études et objectif d’une DUP en 2006)
  • 26 octobre 2007 : Déclaration d’Utilité Publique
  • Août 2007 à février 2008 : négociation du tour de table financier entre collectivités sous l’impulsion de Jena-Yves Le Drian, Président de la Région Bretagne
  • 30 mai 2008 : signature de la déclaration commune des collectivités bretonnes pour le financement du plan ferroviaire breton baptisé Bretagne à Grande Vitesse
  • 29 juillet 2008 : signature, à Rennes, du protocole d’intention pour le financement de la LGV BPL entre RFF, l’Etat et les Régions Bretagne et Pays de la Loire
  • Décembre 2008 : lancement de la consultation par RFF
  • 27 mars 2009 : signature de la convention avec la Caisse des Dépôts et Consignations (enveloppe bonifiée de 500 M€)
  • 29 juillet 2009 : signature du protocole de financement entre RFF, l’Etat et les 2 Régions
  • Avril 2011 : Désignation de l’attributaire Eiffage Rail Express (ERE) par RFF
  • 13 juillet 2011 : signature de la convention de financement de la LGV BPL entre l’Etat, RFF et l’ensemble des collectivités partenaires du projet (2 Régions, 4 Départements bretons, Rennes Métropole et Pays de St Malo)
  • 28 juillet 2011 : signature du Contrat entre RFF et ERE
  • Printemps 2011 – juillet 2013 : concertation et réunions publiques
  • Printemps 2011 – automne 2012
    • Etudes d’avant-projet détaillé (APD) et autorisations administratives ;
    • Dossier d’incidence « Loi sur l'eau » ;
    • Dossier de dérogation à la destruction/au déplacement des espèces protégées ;
    • Enquête parcellaire.
  • Printemps 2011 – été 2013 : diagnostics et fouilles archéologiques.
  • Juillet 2012 – novembre 2012 :
    • Travaux préparatoires de génie civil ;
    • Mise en œuvre des premières mesures compensatoires écologiques.
  • Décembre 2012 - été 2015 : grands travaux de terrassement et de génie civil.
  • Automne 2014 - été 2016 : travaux d’équipements ferroviaires (poses de voies, signalisation, etc.).
  • Avril 2015 : Signature du protocole d'intentions sur le futur service TGV/TER entre SNCF et le Conseil régional de Bretagne.
  • Automne 2016 : fin des travaux.
  • Automne 2016 - été 2017 : essais ferroviaires.
  • 15 mai 2017  : Livraison de la LGV par Eiffage Rail Expresse à SNCF.
  • 1er juillet 2017 : mise en service de la ligne