Journée Bretagne au Salon de l’agriculture
À travers la mise en lumière de la Bretonne Pie-noir, la Région valorise la qualité de ses productions agricoles

La Région est présente tous les ans au Salon sur le stand Terres et Mers de Bretagne, animé par la Chambre d'agriculture de Bretagne et le Comité régional des Pêches, elle l’est à double titre cette année avec la mise à l’honneur de Fine, égérie du salon, et de la race mixte Bretonne Pie-noir, sur un stand dédié, financé par la collectivité. « Le renouveau de cette race locale illustre la capacité de la Bretagne à innover sans renier ses fondamentaux », insiste Olivier Allain, Vice-président de la Région à l’agriculture. Et Loïg Chesnais-Girard, 1er Vice-président, d’ajouter : « l’agriculture reste plus que jamais une priorité et la Bretagne doit garder son leadership européen en matière d’élevage ».

La Bretonne Pie-noir JC Moschetti

2017 : un budget de 32,8 M€ pour l’agriculture

Alors que la Région continue de se mobiliser pour accompagner, via le Plan agricole et agro-alimentaire et le Programme de Développement Rural, la nécessaire évolution de l’agriculture bretonne, les deux Vice-présidents ont fait le point, ce jour, sur les signes encourageants et les efforts à poursuivre : renouvellement des générations, modernisation des exploitations, démarches qualité et valeur ajoutée, diversification, bio et circuits courts, mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC)…

Si 2016 a été marquée par de fortes tensions dans les secteurs de l'élevage (prix du porc puis du lait au plus bas), la Région s’est mobilisée rapidement, via la mise en place des plans porc et lait et viande bovine, pour accompagner les producteurs face à ces problématiques spécifiques.

Les signes encourageants d’une reprise

Depuis, la filière porcine a retrouvé des couleurs, même si la structuration du secteur reste une priorité. En 2017, l’étiquetage des produits carnés et laitiers, en vigueur depuis le 1er janvier, doit  favoriser la vente des produits bretons et des gains de parts de marchés. Dans le même temps, l’industrie agro-alimentaire continue d’investir et d’innover, et les exploitations agricoles de se moderniser.

Poursuivre le soutien aux filières de production

La Région accorde effectivement une attention particulière à la modernisation des élevages qui doit leur permettre de gagner en compétitivité.

À ce jour, plus de 8 000 agriculteurs sont engagés dans cette voie, via 2 dispositifs financés par la Région, l’État et l’Europe (FEADER) :
- Plan de compétitivité : 3 500 exploitations aidées  à hauteur de 90 M€ pour rénover leurs bâtiments. La Bretagne est la première région française en terme d'engagements sur le PCAEA !
- Mesures agro-environnementales & climatiques et agriculture biologique : 4 500 agriculteurs engagés pour un total de 147 M€. Là encore, la Bretagne, dont tout le territoire est désormais éligible, est la première région française en nombre de MAEC systèmes.

Pass'Maec, Pass'Avenir, Pass'Bio

La Région a mis en place différents dispositifs d’accompagnement pour aider les éleveurs dans leurs conversions ou évolutions vers des pratiques plus autonomes et économes.

Installation : du nouveau avec un prêt d'honneur

Avec déjà 5 projets accompagnés, le dispositif régional BRIT favorisant la reprise-transmission a été très bien accueilli, fin 2016, dans le monde agricole.
Accessible aux éleveurs bovins et porcins reprenant une exploitation, il se traduit par un prêt, sans intérêt ni garantie personnelle, de 20 000 à 50 000€ sur 5 ans, avec différé de remboursement possible de 1 à 3 ans. Doté de 4 M€/an sur 3 ans par la Région et la Caisse des Dépôts, le fonds BRIT agricole permet de financer jusqu'à 80 projets/an.

Et après 2020, quelle PAC ?

La Région contribuera, dès 2017, à la réflexion qui s’engage sur la PAC post 2020, afin de défendre les intérêts spécifiques de la Bretagne.

La Bretagne en force sur deux stands


La Région, au côté des éleveurs de Pie-noir

Avec la Bretonne Pie-noir mise à l'honneur au salon, cette édition 2017 revêt un caractère particulier : « c’est une occasion unique pour cette race locale et ancienne, sauvée dans les années 70 par quelques éleveurs passionnés, de faire valoir ses atouts », estime le Vice-président Olivier Allain.

De nombreux éleveurs seront présents et plus de 90 visites officielles sont prévues sur le stand de 150 m2 qui lui est dédié dans le hall 1. « Un intérêt qui laisse présager, pour l’Union des éleveurs Pie-noir, d'importantes retombées en termes de notoriété mais aussi de marchés  ! »

La Pie-noir monte à Paris : plus qu’un emblème

« Fine, égérie du salon, incarne les qualités de cette vache mixte de petite taille, réputée pour sa robustesse, la richesse de son lait et le persillé de sa viande », atteste Cédric Briand, son propriétaire, éleveur au GAEC des 7 Chemins à Plessé, près de Redon.
À la fin du 19e siècle, on a compté en Bretagne jusqu'à 900 000 têtes Bretonne Pie-noir. Elles ne sont plus que 2 500 aujourd'hui, « bichonnées » par 470 éleveurs, mais leur nombre progresse à nouveau.

S'installer en race locale, c'est possible

« Si, dans un premier temps, les professionnels ont centré leur action sur la sauvegarde de la race et le maintien des effectifs », se souvient Vincent Thébault, Président de l’Union Bretonne Pie-noir, « nous cherchons aujourd'hui à développer et valoriser l'élevage de la Bretonne Pie-noir ».

Au sein d'une Fédération des races de Bretagne, créée fin 2011 (1 000 éleveurs et 11 races), l'enjeu est de se structurer en matière de reproduction et génétique, de professionnalisation et d'installation en race locale, avec le soutien technique du GIE Élevages de Bretagne et l'appui financier du Conseil régional (126 000 € en 2017 hors salon).

« À l'heure où de nouveaux modes de consommation se confirment, où les circuits courts sont encouragés, la mise en avant de la Bretonne Pie-noir au salon est plus qu'un symbole », observe Olivier Allain, « c’est aussi la reconnaissance des efforts réalisés par les professionnels pour que la Bretagne reste une région d'exception en matière d'élevage, une région qui évolue, mise sur la qualité et la diversification de ses activités. »
Le Conseil régional a financé le stand Bretonne Pie-noir à hauteur de 129 000 €.

Terres & mers de Bretagne, les deux piliers de l’économie régionale

Depuis 2007, sous la bannière « Terres & Mers de Bretagne », les acteurs de ces deux filières se regroupent pour promouvoir au salon deux piliers d’une économie bretonne locale et durable.
Implanté au cœur de l’espace des Régions de France, dans le hall 3, le stand touche un très large public, sensibilisé à la volonté des acteurs locaux de maintenir les activités et les emplois, en mer comme à terre, dans le respect de l'environnement, des milieux et des ressources.

Partenaire de la première heure de la Chambre d’agriculture et du Comité régional des pêches, le Conseil régional finance le stand pour près de 100 000 €.

Pêche et aquaculture en première ligne

1ère région française pour la pêche, avec 1 155 navires et 4885 marins, la Bretagne totalise 8 590 emplois en mer et dans la conchyliculture (huîtres, moules, coques, palourdes...). La transformation et la commercialisation des produits de la mer est assurée par 108 entreprises de mareyage, 400 poissonneries et 64 entreprises de transformation.

Depuis juin 2016, les professionnels  savent pouvoir compter sur le FEAMP (plus de 44 M€ de crédit européens d’ici à 2020) pour accompagner 130 M€ d'investissements en faveur des secteurs pêche et aquaculture . Viendront s'y ajouter, sur cette période, 21 M€ d'aides Etat/Région pour améliorer la flottille, mieux gérer la ressource, valoriser les produits de la mer, installer des jeunes patrons-pêcheurs et rechercher de nouveaux marchés.

L'élevage en Bretagne

  • 1ère région en production animale
  • 1ère région avicole, porcine et bovine
  • Bovins : 31 % de la production française
  • Veaux : 36% de la production française
  • Lait : 22% de la production française
    13 000 producteurs,
    750 000 vaches laitières,
    76 Mt de crème, 90 Mt de beurre, 89 Mt de yaourts
  • Porcs : 58% de la production française
  • Volailles : poulets (36%), dindes (42%), œufs (41%)
  • 1 poulet sur 3 et près de 2 porcs sur 3 sont élevés en Bretagne
  • R&D et innovation : 2 pôles de compétitivité Valorial et Mer Bretagne Atlantique.