Cheñchamant
An Amoko Cadiz a rank digeriñ un oadvezh nevez

D’ar 16 a viz Meurzh 1978 e reas peñse an Amoko Cadiz war aodoù Breizh, ar pezh a zegasas unan eus ar gwashañ lanvioù du en istor. Tro hon eus evel-se da zerc’hel soñj eus ur stourm en deus digoret un oadvezh nevez evit ar surentez war vor, met ivez d’en em dreiñ war-zu an dazont evit buanaat ar cheñchamant e Breizh.


Jean-Pierre Prevel / AFP

Une des pires marées noires de l’histoire

Le 16 mars 1978 à 22h12, l’Amoco Cadiz - pétrolier géant de la compagnie américaine Standard Oil -, s’échoue sur la côté Nord du Finistère au large de Portsall. C’est le choc : 227 00 tonnes pétrole brut se déversent sur le rivage, 300 km de côte sont touchées et plus de 40 000 d’oiseaux tués, parmi lesquels des espèces rares comme les macareux. Une catastrophe écologique mais aussi économique, dans une région de pêche et d’aquaculture et à quelques semaines du début de la saison touristique.

La mobilisation tenace des habitants et des élus Bretons

Mais la mobilisation locale puis nationale est massive : c'est d'abord celle des habitants et des volontaires qui affluent spontanément pour nettoyer les côtes souillées. Et c'est aussi la mobilisation résolue des élus Bretons, qui attaquent la compagnie standard Oil devant la justice américaine. Un combat juridique de quatorze ans, qui les mènera jusqu’au procès à Chicago, à l'issue duquel la compagnie est condamnée. L’Etat français et 90 communes bretonnes recevront 1,25 milliards de francs.

Nouveau cap pour la sécurité maritime et l’environnement

Si la somme versée peut sembler aujourd’hui très insuffisante, au regard des conséquences de la marée noire sur l’environnement, cet épisode noir marque un tournant dans la sécurité maritime. L’État renforce le dispositif de prévention pour sécuriser les côtes bretonnes et le littoral français et intervenir immédiatement en cas de catastrophe maritime. Et si le préjudice écologique n’est alors pas pris en compte à sa mesure, il sera reconnu et indemnisé plus tard à l’issue du procès de l’Erika, responsable hélas d’une autre marée noire en 1998.

Accélerons la transition en Bretagne !

Rassembler toutes les parties prenantes autour d’un projet de transition pour la Bretagne, inspiré de la Cop 21 : voilà l’ambition de la Breizh Cop lancée il y a un an. C’est une Cop régionale pour faire avancer toutes les transitions en Bretagne : environnementale mais pas seulement, à travers une vaste mobilisation et l'engagement de tous dans des initiatives concrètes. Le souvenir du naufrage de l’Amoco Cadiz ne peut, bien sûr, que renforcer le souci de l’environnement. Mais beaucoup plus largement encore, il invite à accélérer ce projet de transition - écologique, climatique, économique, mais aussi sociétale - pour la Bretagne ! Portée aujourd’hui par toutes les parties prenantes, cette démarche est ouverte à tous les citoyen·n·e·s breton·n·es.

Sur Twitter : #BreizhCop

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