Budget primitif 2018
Avec un budget 2018 de 1 538 M€, la Région Bretagne gagne en proximité

Avec un budget de 1,538 milliard d’euros, la Région affiche, pour l’année 2018, une constance dans l’action, tout en mettant en œuvre un ensemble de réformes qui lui permettront de définir une “nouvelle Région”. Nouvelle Région qui se veut plus proche, plus partenariale et efficace afin de relever les défis du XXIe siècle. Malgré une très faible marge de manœuvre sur ses recettes, le Conseil régional poursuit ses 6 priorités, dans un contexte économique plus favorable qui l’incite à déployer des moyens sur l’ensemble du territoire et à s’engager en faveur des transitions.

1,538 milliard d’euros, c’est 5,3% de moins qu’en 2017 (mais 15% de plus qu’en 2016). Dans un contexte de dépenses et recettes publiques toujours plus contraint, ce nouveau budget traduit la pertinence et l’utilité de l’action publique alors que la reprise économique se confirme.

En effet, l’objectif de la Région est de préparer l’avenir. Il s’agit donc d’être vigilant, proactif, agile pour se saisir des opportunités offertes par la dynamique actuelle. C’est dans ces moments qu’il faut être particulièrement attentif aux besoins des entreprises en termes de ressources humaines et de compétences nouvelles. Un enjeu majeur auquel le territoire doit pouvoir répondre. Parallèlement, la reprise économique ne doit pas faire oublier les secteurs et personnes qui restent en marge de ce rebond. Et, là aussi, la Région a son rôle à jouer.

Vers plus de proximité

2017 l’avait amorcé, 2018 l’affirme : la Région franchit un pas de plus vers les territoires et leurs habitants, pour plus de proximité. Cette proximité est aujourd’hui devenue le principal défi de la transformation de l’action publique.

La Région est de plus en plus présente dans les territoires à travers de nombreux services aux publics :

  • les transports scolaires et interurbains, avec la pleine prise de possession de cette compétence et 170 000 personnes transportées chaque jour ;
  • la formation professionnelle avec la mise en œuvre du CPRDFOP (Contrat de plan régional de développement des formations et de l'orientation professionnelles), dont l’objet est d’accompagner individuellement les personnes dans leur parcours de formation ;
  • le développement économique de tous les territoires, via des contrats signés avec les 59 intercommunalités (Communautés de communes, agglomérations et métropoles) pour mieux coordonner leurs actions en faveur des entreprises et de l’emploi.

Preuve de cette volonté accrue de proximité, la Région a recruté 10 chargés de missions économiques qui seront basés en différents points du territoire pour être en prise directe avec les enjeux locaux, les acteurs et leur environnement.

Un plan d’investissement massif et atypique

La Région poursuit son Plan pluriannuel d’investissement, fort d’un montant de 490 M€. Le pic de dépenses lié à la Ligne à Grande Vitesse étant passé, d’autres projets ont pris le relais : diffusion de la grande vitesse, développement du port de Brest, Bretagne à Très Haut Débit, schéma directeur immobilier des lycées, travaux dans les pôles d’échanges multimodaux...

Avec 2,4 milliards d’euros sur 5 ans, la Région est le 1er investisseur public de Bretagne. En 2015, la collectivité pesait 39% des investissements publics alors que sa part de dépenses locales était de 23%.

Dépenses de fonctionnement : préparer l’avenir

Au-delà d’une inscription strictement comptable, l’investissement de la Région en faveur d’une Bretagne qui gagne, ce sont aussi des dépenses inscrites en fonctionnement : qualifier et élever le niveau de compétences des Bretonnes et Bretons, adapter les formations aux exigences économiques des employeurs, animer le Plan de mobilisation pour l’emploi, soutenir la recherche et l’enseignement supérieur, encourager l’innovation dans les entreprises

Des recettes en constante mutation

La loi de finances 2018 fait évoluer les relations entre l’État et les collectivités territoriales. Elle vient confirmer la tendance à la contrainte budgétaire observée depuis une dizaine d’années :

  • une baisse de 28 M€ pour la Région Bretagne (1,7% du budget 2016) due à la perte de compensation du transfert de la compétence économie des départements (non compensée par l’évolution de la TVA) ;
  • le remplacement de la dotation globale de fonctionnement (DGF État) par des recettes de TVA offre, en apparence, la possibilité d’une dynamique nouvelle (contrairement à la DGF). Mais cette fiscalité avec pouvoir de taux reste très limitée : applicable sur la carte grise (qui reste à 51 € par CV, soit 120 M€ de recettes attendus), sur la taxe sur les permis de conduire (mais la Région la maintient à 0€) et la part dite Grenelle de la TICPE (36 M€).

Parallèlement, 2018 étant la 1re année de plein exercice des transports scolaires et interurbains, elle implique de nouvelles relations à l’usager et de nouveaux produits perçus,  estimés à 10,2 M€.

Maintenir sa stratégie et mettre en œuvre son programme pluriannuel d’investissements implique de la part de la Région une exigence renforcée : priorisation des politiques et baisse des dépenses de fonctionnement : -1,5% à périmètre constant et +0,3% sur le nouveau périmètre de compétences.

La Région fait par ailleurs le choix de ne pas augmenter l’emprunt.

Rappel des 6 priorités de la Région

  • Pour un aménagement équilibré, garant de la cohésion, de la performance et de la solidarité territoriale
  • Pour une économie dynamique au service de filières fortes et créatrices d’un emploi durable
  • Pour une formation permettant à chacun de construire son propre parcours ver la compétence et l’emploi
  • Pour une Bretagne de toutes les mobilités
  • Pour une région engagée dans la transition écologique
  • Pour le rayonnement et la vitalité globale de la Bretagne

Retrouvez ci-dessous le budget 2018 détaillé.