Le prix Pologne classes critiques étrangères : Anna Spychala

Elève au lycée n°1, Karol Marcinkowski de Poznan

Pour «Il était une ville» de Thmas B. Reverdy

 

Une lueur d'espoir


« Il était une ville » est le nouveau roman de Thomas B. Reverdy, l’écrivain français qui connaît de plus en plus de succès. Sa dernière oeuvre est un roman entre romance et polar qui soulève en même temps une dimension psychologique.

2008. Eugène, un jeune ingénieur français, embauché pour diriger une équipe, arrive à Detroit aux États-Unis. Ce qu’il y trouve l'effraie -faillite des banques, licenciements, maisons abandonnées. La ville s'est, pour ainsi
dire, vidée. Là-bas grandit Charlie, un gamin de 12 ans élevé par sa grand-mère Georgia. Il n’a d'yeux que pour les amis de sa bande, avec lesquels il fait les 400 coups. Heureusement, le lieutenant Brown est là pour faire régner l'ordre et garder les gamins à l’oeil. Enfin, c’est ici qu’Eugène rencontre Candice, une serveuse au sourire lumineux encadré de rouge.

Dans ce roman, il y a plusieurs trames et chacune d'elles est très développée. Cependant les chapitres ne se suivent pas et ne racontent pas une histoire, mais les fragments de l'histoire sont dispersés dans tout le livre. Cela peut donner une impression de chaos, mais c’est juste une apparence. Cet arrangement attire la curiosité du lecteur. Lorsque je lisais « Il était une ville », je voulais tout le temps savoir ce qui se passera ensuite, ce qui me poussait à dévorer le livre.

Reverdy nous emmène dans une ville complètement délaissée, négligée et dévastée par la mondialisation dont on s’éloigne rapidement. Il nous montre un lieu où il n’y a plus de vie -c'est un « cauchemar américain ». Je trouve que l'auteur nous décrit avec brio et réalisme la reconstruction du chaos. Malgré le climat sombre qu’il introduit, Reverdy donne ensuite une lueur d’espoir et pas seulement une petite lueur, mais une immense puissance – l’amour. Il transforme la vie d’ Eugène et lui permet de regarder Detroit à travers un regard nouveau.

L'auteur nous présente une certaine vérité à propos de la vie : même dans les pires situations, il y a toujours une lueur d’espoir. Il faut seulement l'apercevoir et la suivre afin de retrouver le bonheur.

Je recommande ce livre à tous ceux qui sont curieux, et qui aiment apprendre les choses de la vie. “Il était une ville” ne va pas laisser son
lecteur indifférent.



Modifié le : 15 janvier 2016


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