La Bretagne, terre de contraste

Large bras de granit dont la pointe en trident se dresse entre la Manche et l’Atlantique… Avec la Bretagne s’achève l’Europe occidentale. De ses falaises escarpées à ses forêts épaisses en passant par ses landes sauvages et ses villes marquées par les traditions, la diversité de son territoire fait la richesse de la région.

Fred Tanneau

Entre terre et mer, Armor et Argoat

Façonnée au fil du temps par les hommes et par les flots, la Bretagne a malgré tout conservé la même physiologie. Le granit, sa matière première, imprime l'identité bretonne sur les falaises escarpées et les massifs rocheux. Des paysages à l'état brut sillonnés par 30 000 km de rivières et cours d'eau.
La principale originalité de la région ? Son caractère maritime (2730 km de côtes qui représentent un tiers du littoral français, aucune commune à plus de 80 km de la mer) et des paysages caractéristiques d'une région à la fois maritime et terrestre : dunes et falaises, landes et tourbières, forêts. La Bretagne s'étend sur 27 209 km2 ce qui représente 5% du territoire national.

Douceur du climat

La Bretagne bénéficie d'une douceur de vie exceptionnelle. Une faible amplitude thermique, un taux d'ensoleillement supérieur à celui de la région parisienne, des pluies fréquentes mais peu abondantes, la fameuse clémence du climat breton est toutefois dynamisée par des vents fréquents, parfois même violents en hiver.

Une région, des territoires

La Bretagne administrative, c'est aussi quatre départements : les Côtes d'Armor, le Finistère, l'Ille-et-Vilaine, et le Morbihan. Leur point commun : ils sont tous les quatre ouverts sur la mer. Le territoire est aussi composé de 21 pays qui correspondent aux bassins de vie et d'emploi de la Bretagne. Rennes (Ille-et Vilaine) est la capitale régionale. On dénombre aujourd'hui 1270 communes, dont 10 agglomérations (Rennes, Brest, Vannes, Quimper, Saint-Brieuc, Lorient, Saint-Malo, Morlaix, Vitré, Lannion). La plupart d'entre elles ont intégré un des 116 Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) qui facilitent l'élaboration de projets communs de développement. Autre atout : un maillage équilibré de villes moyennes sur l'ensemble du territoire.

3 millions de Bretons : une envolée démographique

Avec en moyenne 25 000 habitants supplémentaires par an depuis 2000, la population bretonne ne cesse d'augmenter. En 2013, la Bretagne se plaçait parmi les régions françaises de métropole à la croissance la plus dynamiques avec 3, 260 M d’habitants. L'Insee prévoit que cet accroissement se poursuive, si bien qu'à l'horizon 2030, la région pourrait compter entre 3,7 et 3,8 millions de résidents. Cette envolée démographique, essentiellement liée aux migrations d'actifs de plus de 30 ans mais aussi à d'un retour important de retraités dans leur région natale, s'accompagne cependant d'un solde naturel modeste.

À la ville et en campagne

La population bretonne est répartie de manière plus homogène qu'au niveau national : 71,5 % des Bretons résident dans les villes et leur périphérie (la moyenne française est de 82 %). La plupart habite dans des communes de 1000 à 5000 habitants. La densité de population est équivalente à la moyenne nationale (114 habitants au km2) mais le territoire breton est original par son absence de zone très faiblement peuplée. Les habitants sont répartis entre les départements d'Ille-et-Vilaine (31,1 % avec 1 millions d'habitants), du Finistère (27,8%), du Morbihan (22,6%) et des Côtes d'Armor (18,9%).


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