L'égalité professionnelle et les aides régionales

Pour encourager les entreprises à améliorer leurs pratiques, le Conseil régional a fait de la promotion de l'égalité professionnelle femmes/hommes un des critères pour bénéficier d'une aide régionale. La totalité des acteurs économiques (neuf partenaires sociaux) se sont ainsi engagés à faire progresser l'emploi de qualité au travers de cinq dimensions : la promotion de l'égalité professionnelle femmes/hommes, l'amélioration des conditions de travail et d'emploi, la formation et la qualification des salarié-e-s, la pratique du dialogue social et le respect de l'environnement.

Charte de partenariat pour l'emploi de qualité
Le bénéficiaire d'une aide économique régionale signe une charte de partenariat pour l'emploi de qualité : elle fait le point sur la qualité de l'emploi dans l'entreprise autour de ces cinq points et précise les actions envisagées pour la faire progresser, en matière d'égalité professionnelle notamment. Un comité d'évaluation créé en 2011 assure désormais le suivi de ces chartes de partenariat sur le terrain.

L'égalité dans la formation professionnelle

L'accès égalitaire des femmes et des hommes à la formation est l'une des orientations fortes de la politique régionale emploi-formation. Les organismes de formation financés par la Région doivent, par exemple, s'engager dans une démarche en faveur de l'égalité professionnelle et de la qualité de l'emploi au sein de leur propre structure et en direction des publics accueillis (modules de formation à l'égalité). A noter : l'égalité fait partie des axes du contrat de plan régional de développement des formations professionnelles 2011-2015, avec deux priorités : l'orientation scolaire des filles et des garçons et la sécurisation des parcours professionnels.

En chiffres
Toutes les personnes suivant des formations dans des organismes de formation subventionnés par la Région via le programme Bretagne Formation * bénéficient aujourd'hui d'une sensibilisation à l'égalité d'une journée (chaque année depuis 2011, environ 6000 stagiaires bénéficient de ces modules).
* Ce programme regroupe un ensemble de formations qualifiantes de niveau IV et V (BEP, CAP, bac pro) dans les secteurs professionnels correspondant aux besoins du territoire breton.

Une prime pour la mixité dans l'apprentissage

Une prime de 500 € est accordée aux entreprises embauchant des jeunes filles apprenties dans les métiers occupés majoritairement par des hommes et vice-versa. A la suite d'une étude qualitative pour cerner les freins à l'entrée et à l'accompagnement des filles dans l'apprentissage (réalisée pour la première fois en Bretagne au sein de six centres de formation par apprentissage), la Région a décliné des actions pour améliorer la mixité dans l'apprentissage.

En chiffres
800 primes sont versées chaque année à des employeurs d'apprenti-e-s.

Agir contre les discriminations au travail

La Région Bretagne, en affirmant sa responsabilité politique d'agir pour l'égal accès au(x) droit(s) pour chacun-e, quel que soit son sexe, son origine, son orientation sexuelle ou son handicap, a choisi d'agir contre l'homophobie, la lesbophobie, la transphobie dans le monde professionnel. Deux ateliers existent depuis 2005 et 2008. Le premier travaille sur le thème« Agir contre l'homophobie au travail en Bretagne » et le second sur "La discrimination liée au genre et à l'origine» : ces deux lieux sont ouverts à toutes et tous.

Le Gref Bretagne, centre de ressources sur l'égalité femmes-hommes

Le GIP régional emploi-formation (Gref) abrite sur son site Internet une base de données régionales avec les ressources, les acteurs, les initiatives pour l'égalité en Bretagne. On y trouve aussi les contacts pratiques pour mettre en place une démarche.
Consulter le site du Gref

Les raisons d'agir
En Bretagne comme dans l'ensemble de l'hexagone, les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes perdurent : salaires inférieurs de 20 à 30% à celui des hommes, emplois partiels occupés à 80 % par des femmes, postes en majorité peu qualifiés dans des secteurs aux conditions de travail difficiles (agroalimentaire, hôtellerie-restauration, grande distribution ...), précarité des emplois liée à la crise économique (augmentation des contrats en intérim, des temps partiels subis...).

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