RFF-Sébastien Amar

Un véritable plan ferroviaire breton

La réalisation de la Ligne à grande vitesse (LGV) jusqu'à Rennes s'inscrit dans un « plan ferroviaire breton ». Objectif  de ce plan :

  • Prolonger l' « effet d'accélération » LGV partout en Bretagne et jusqu'à la pointe du Finistère en jouant la multimodalité des transports : modernisation des voies Rennes-Brest et Rennes-Quimper pour accroître le gain de temps, aménagement de dix gares TGV pôles d'échanges multimodaux et désaturation de la gare de Rennes (point nodal ferroviaire de la Bretagne), complémentarité avec un réseau routier modernisé (axe central Est-Ouest avec la fameuse RN 164 et Nord-Sud avec les axes Saint-Brieuc-Lorient et Saint-Brieuc-Vannes via Loudéac et Pontivy)... ;
  • Accompagner le développement des agglomérations bretonnes ;
  • Moderniser les lignes du maillage régional.
Une meilleure offre Bretagne-Paris
Le projet BGV, c'est Rennes à 1h27 de Paris, Brest et Quimper à près de 3h (contre les 4h40 actuelles). C'est aussi une offre TGV globalement améliorée pour mieux desservir toute la Bretagne et répondre aux besoins croissants de mobilité de tous les territoires et de toutes les populations.  

Le chantier « ligne à grande vitesse (LGV) »

La future ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire entre Le Mans (Conneré) et Rennes prolongera la LGV actuelle entre Paris et le Mans de 182  km pour un gain de temps de 37 minutes : les TGV y circuleront à une vitesse comprise entre 300 et 320 km/heure. Après la déclaration d'utilité publique fin 2007 de la LGV dans son tracé définitif, l'année 2008 a été consacrée aux études, à la poursuite des acquisitions foncières (90 % réalisées grâce au préfinancement de la Région) et au partenariat financier entre l'État, Réseau ferré de France et les collectivités. En 2010, la société Eiffage Rail Express a été choisie pour construire la LGV et depuis le chantier de la future LGV Le Mans-Rennes avance à un rythme soutenu pour permettre la pose des voies à partir de début 2015 tandis que travaux de modernisation se poursuivent sur les lignes Rennes/Brest et Rennes/Quimper.

Modernisation sur Rennes-Brest et Rennes-Quimper
Pour tendre vers un « parcours cible » de 3h entre Paris et la pointe bretonne, la Région participe aux investissements nécessaires : moderniser les voies Rennes-Brest et Rennes-Quimper afin de permettre le passage du TGV et du TER à des vitesses de 200 km/h voire 220 km/h, aménager la gare de Rennes et les dix gares TGV bretonnes pôles d'échange multimodaux (pour augmenter leur capacité de fréquentation), mettre en service des rames TGV plus rapides. Cette modernisation avance au rythme prévu.

Un financement solidaire des collectivités bretonnes

Le financement de la LGV (3.4 milliards d'euros) sera assuré par Réseau Ferré de France (RFF), l'État et les collectivités de Bretagne et Pays de la Loire. La Région Bretagne a mobilisé l'ensemble des collectivités bretonnes (Région, 4 Départements, agglomération de Rennes et pays de Saint-Malo) sur la recherche d'un financement commun : elles financeront ensemble 1,1 milliard d'euros (858 millions d'euros pour la LGV et 214 millions d'euros pour en prolonger l'effet d'accélération en modernisant voies et gares), la Région Bretagne apportant 58 % de cette part. L'État, RFF et les régions Bretagne et Pays de la Loire ont signé en juillet 2008 un protocole de financement commun (34 % minimum pour RFF, 33 % pour l'État et 33 % pour les collectivités bretonnes à parité).

Un calendrier serré à tenir

  • Déclaration d'utilité publique de la LGV en octobre 2007 ;
  • Fin des études et poursuite des acquisitions foncières de 2008 à 2010 ;
  • Chantier démarré depuis 2011 ;
  • Mise en service en 2017.

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